Des élus locaux israéliens exigent un plan d'urgence contre la crise des déchets

Cent dix dirigeants locaux exhortent les partis politiques israéliens à s'engager sur un plan d'urgence national de 100 jours pour résoudre la crise des déchets et des incendies.

Source :Maariv
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POLITICS // ASSEMBLY WIRE

Une coalition de 110 dirigeants de collectivités locales de tout le pays a lancé un appel commun dimanche pour exiger des dirigeants des partis politiques en lice pour les élections à la Knesset qu'ils s'engagent dès à présent à résoudre la crise des déchets et les incendies sauvages en Israël. Dans une lettre envoyée aux chefs de partis, ils exigent que le prochain gouvernement formule et approuve un plan d'urgence national dans les 100 jours suivant son investiture, comprenant des budgets, des objectifs mesurables et des calendriers contraignants.

Cet appel est signé par des maires et des présidents de conseils de tout l'éventail municipal, incluant notamment les chefs des collectivités locales de Tel-Aviv-Jaffa, Haïfa, Beer-Sheva, Netanya, Herzliya, Ashkelon, Bat Yam, Raanana, Kfar Saba, Lod, Ramla, Hadera, Beit Shemesh, Rahat et Dimona. Cette initiative conjointe vise à placer la crise des déchets au cœur de l'agenda des partis avant les élections et à obtenir un engagement gouvernemental.

75% des déchets finissent encore en enfouissement

Derrière cette exigence se trouvent des données alarmantes concernant la gestion des déchets en Israël. Selon les chiffres présentés, environ 75% des déchets municipaux en Israël sont encore enfouis dans le sol, un taux particulièrement élevé par rapport aux pays de l'OCDE. Parallèlement, les infrastructures de tri, de recyclage et de traitement restent insuffisantes face aux volumes générés.

La situation est particulièrement grave dans les espaces ouverts et à la périphérie des localités, où des millions de tonnes de déchets de toutes sortes sont déversés chaque année. Ces sites illégaux deviennent souvent des foyers d'incendies, provoquant une pollution atmosphérique importante et nuisant gravement à la qualité de vie des habitants.

Selon les données fournies, les incendies de déchets sont responsables de 75% des émissions de substances cancérigènes dans l'air en Israël et d'environ un tiers des émissions de particules PM2.5, un polluant lié à des maladies respiratoires graves et à la mortalité. La lettre note que ce polluant provoque environ 4 700 décès par an en Israël.

Exiger de l'action de la part du prochain gouvernement

Les dirigeants locaux soulignent qu'il s'agit d'un problème qui ne s'arrête pas aux frontières d'une seule ville et que les municipalités ne peuvent y faire face seules. Ils affirment qu'une intervention gouvernementale élargie est nécessaire pour combiner ministères, organes d'application de la loi, services d'incendie et autorités locales.

Dans le cadre du plan d'urgence, les chefs de collectivités exigent le renforcement des systèmes d'inspection et d'application, une augmentation des effectifs et des sanctions plus sévères contre les contrevenants. Ils demandent également l'allocation de ressources aux autorités touchées, le renforcement des capacités de sauvetage et la réhabilitation des sites de décharge illégaux.

Le prochain gouvernement est tenu de passer du stade des discussions et des déclarations au stade de l'exécution, indique la lettre, exhortant tous les partis à présenter leurs positions.

Le maire de Haïfa, Yona Yahav, a clairement indiqué que les autorités ne peuvent plus porter seules cette responsabilité, affirmant que la crise des déchets constitue un danger national, sanitaire et environnemental.

Nir Zamir, chef du Conseil régional de Bnei Shimon, a également averti que le prochain gouvernement doit assumer ses responsabilités, allouer des budgets et déployer des mesures d'application strictes sur le terrain.

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