L'habilitation de sécurité d'un ancien haut responsable révoquée après des soupçons de divulgation d'informations classifiées

Le ministère américain de la Défense a révoqué l'habilitation de sécurité de Frank Kendall, ancien secrétaire à l'Air Force sous Joe Biden, après des accusations de divulgation d'informations classifiées sur les systèmes de sécurité de l'avion « Air Force One » offert par le Qatar.

Now14Auteur : Eliyahu Amar
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L'habilitation de sécurité d'un ancien haut responsable révoquée après des soupçons de divulgation d'informations classifiées
Photo : Now14 / המטוס שקטאר העניקה לטראמפ | צילום: רויטרס

Une affaire inhabituelle secoue le ministère américain de la Défense : l'administration de Donald Trump a décidé de révoquer l'habilitation de sécurité de Frank Kendall, qui a occupé le poste de secrétaire à l'Air Force sous la présidence de Joe Biden. Le Pentagone affirme qu'il a révélé aux médias des informations classifiées concernant les capacités de sécurité de l'avion « Air Force One ».

Cette décision fait suite aux déclarations de Kendall dans le « New York Times » et le « Wall Street Journal », dans lesquelles il évoquait le Boeing 747 offert aux États-Unis par le Qatar et utilisé par le président Donald Trump. Kendall a soulevé des questions concernant la rapidité de l'adaptation de l'appareil à un usage présidentiel et l'étendue des systèmes de sécurité installés.

Le porte-parole du ministère, Sean Parnell, a annoncé que Kendall perdait son accès aux informations classifiées à la suite d'une « divulgation non autorisée ». Selon lui, la protection des informations classifiées est « un devoir non négociable ».

« Jusqu'à présent, personne ne m'a dit ce que j'étais censé avoir divulgué exactement », a déclaré Kendall au « Washington Post », rejetant ces allégations.

Il a admis avoir été un critique virulent de l'administration de Donald Trump et a précisé qu'il étudiait les options juridiques à la suite de la décision du secrétaire à la Défense Pete Hegseth.

Derrière cette confrontation se cache une question sensible : l'avion qatari lui-même. Depuis sa réception, l'accord a soulevé des questions juridiques, éthiques et surtout de sécurité. Les inquiétudes ont pris de l'ampleur après que Donald Trump a remplacé à la dernière minute l'avion qu'il utilisait lors du sommet de l'OTAN en Turquie. Bien que le président ait nié que la décision découlait d'une préoccupation de sécurité, il a mentionné que l'Iran aurait pu tenter de s'en prendre à son appareil.

La Maison-Blanche a annoncé que l'avion qatari subirait des « mises à niveau supplémentaires » d'environ un mois. En attendant, Donald Trump devrait retourner utiliser l'ancien avion Air Force One. Cette décision du Pentagone marque une confrontation inhabituelle entre l'administration en exercice et un haut responsable de la défense de l'administration précédente.

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