Les citations de la salle d'interrogatoire révélées : la version de Braverman sur l'affaire de la réunion nocturne

Le parquet a déposé un acte d'accusation, sous réserve d'une audition, contre l'ancien chef de cabinet de Benyamin Nétanyahou, Tzachi Braverman, soupçonné d'abus de confiance. Dans des citations exclusives, Braverman nie les faits, qualifie Eli Feldstein d'« invité de passage » et rejette les accusations en bloc.

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Les citations de la salle d'interrogatoire révélées : la version de Braverman sur l'affaire de la réunion nocturne
Photo : צילום: N12.co.il

Il y a deux mois, le parquet a annoncé son intention de déposer un acte d'accusation, sous réserve d'une audition, contre Tzachi Braverman dans l'affaire de la réunion nocturne sur le parking de la « Kirya ». Il est soupçonné d'abus de confiance et de tentative d'entrave à l'enquête sur des documents classifiés. Hier, dans l'édition principale, des citations de l'interrogatoire de Braverman par la police ont été révélées, mettant en lumière des contradictions dans son témoignage.

Rappelons que l'affaire des documents classifiés a éclaté après la fuite d'informations de renseignement vers le journal allemand Bild, mettant en danger les sources de Tsahal. L'enquête a impliqué des proches de Benyamin Nétanyahou, dont le porte-parole pour les questions de sécurité, Eli Feldstein. Lorsque le Shin Bet a sollicité la signature du Premier ministre pour mener des mesures opérationnelles, la demande est parvenue au chef de cabinet Tzachi Braverman, qui a ensuite appelé Feldstein pour organiser une rencontre.

Selon les données de l'enquête, le samedi soir à 23h37, Braverman a convoqué Feldstein à la Kirya. Le véhicule de ce dernier a été localisé sur le parking du niveau moins 4, où il n'y a pas de réception satellite, pendant 14 minutes. Feldstein a plus tard affirmé dans une interview sur Kan 11 que, lors de cette réunion, Braverman lui avait montré une liste de noms et proposé d'« éteindre » l'enquête.

Interrogatoire : Le « promeneur » et le déni

Durant l'interrogatoire, les enquêteurs ont interrogé Braverman sur la nature de sa relation avec Feldstein. Braverman l'a décrit comme un « invité de passage » et un « promeneur », reprenant les termes déjà utilisés par Nétanyahou.

Enquêtrice : « Quelle est la nature de votre relation avec Feldstein ? »

Braverman : « Quand il était employé du bureau du Premier ministre, il venait, faisait un tour, parlait avec celui-ci ou celui-là, mais n'était rien de plus qu'un “invité de passage”. »

La réunion au niveau moins 4

Les enquêteurs ont confronté Braverman aux données de localisation des téléphones prouvant la rencontre.

Enquêtrice : « Pourquoi Feldstein, sans habilitation, vous rencontrerait-il dans un tel endroit sans téléphones ? »

Braverman : « La coutume de laisser les téléphones est suivie depuis des années. Je les laissais dans la voiture pour qu'ils ne se mélangent pas. »

Interrogé sur l'urgence de la réunion et l'absence de téléphones, Braverman a répondu par un déni catégorique :

« Mensonge absolu, rien ne s'est passé. Pas de noms, pas de listes, pas de bêtises. C'est tout, point final. »

Confrontation

Après une confrontation avec Feldstein, qui a maintenu ses déclarations, Braverman est resté inflexible :

Enquêtrice : « Tzachi, qu'avez-vous à dire sur ce que Feldstein vous a jeté au visage ? »

Braverman : « Il ment effrontément. Je ne lui ai pas parlé de l'enquête ; c'est un menteur, fils de menteur, qui n'a aucune honte. »

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