Le secrétaire général du Hezbollah annonce être prêt à rencontrer l'administration d'al-Joulani

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé que l'organisation terroriste libanaise est prête à tenir une réunion publique avec la direction syrienne. Cette déclaration fait suite aux propos du président américain suggérant que le régime syrien pourrait, si nécessaire, affronter militairement le Hezbollah à la place d'Israël.

Now14Auteur : Ben Gavish
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Le secrétaire général du Hezbollah annonce être prêt à rencontrer l'administration d'al-Joulani
Photo : Now14 / צילום: רשתות ערביות

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, lors de sa dernière apparition, a annoncé que l'organisation terroriste libanaise est prête à tenir une réunion publique avec la direction syrienne à un moment qui conviendra aux deux parties. Cette annonce fait suite aux déclarations du président américain selon lesquelles le régime syrien pourrait, si nécessaire, faire face militairement au Hezbollah, à la place d'Israël.

L'annonce de Qassem est intervenue après qu'al-Joulani lui-même a déclaré qu'il n'était pas opposé à s'asseoir à la table des discussions avec l'organisation terroriste, si cela servait les intérêts de la Syrie et du Liban. À cela, le secrétaire général du Hezbollah a répondu :

« Une Syrie stable est un pilier pour le Liban, tout comme un Liban stable est un pilier pour la Syrie ».

Il s'agit d'une nouvelle inhabituelle, car les deux parties se battent l'une contre l'autre depuis 2012. Cette année-là, le Hezbollah est entré en Syrie à la demande de l'Iran pour aider Assad, et a été l'un des facteurs expliquant pourquoi le régime du dictateur n'est pas tombé plus tôt. Il est important de noter que le Hezbollah et les forces d'al-Joulani restent des ennemis, car des cellules appartenant à l'organisation terroriste ont récemment tenté de mener des attentats dans la région de Damas, selon les médias saoudiens.

Si l'on examine la situation des deux pays, il est possible d'expliquer la tentative de surmonter le passé et de parvenir à un accord. Le Hezbollah lutte politiquement et militairement pour reprendre le contrôle du sud du Liban, alors qu'Israël et le Liban se sont unis contre lui. Pendant ce temps, al-Joulani aspire à stabiliser et à bâtir le nouvel État sous son autorité, et un front militaire à la frontière avec le Liban est quelque chose dont il préférerait ne pas avoir à s'occuper.

La grande question qui se pose est de savoir comment les partisans des deux dirigeants accueilleront l'accord qui pourrait voir le jour. Dans les médias arabes, on s'interroge sur la manière dont al-Joulani expliquera à ses partisans le rapprochement avec l'organisation terroriste qui symbolise pour eux le dictateur Assad qui les a massacrés, et comment les partisans de Naïm Qassem réagiront à un accord avec un homme d'Al-Qaïda qui a été complice du massacre de musulmans chiites par le passé en Irak.

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