Le rial s'effondre, les États-Unis resserrent l'étau – et l'Iran défie
Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré jeudi que l'Iran vaincrait les États-Unis dans une « guerre économique totale », selon l'agence de presse officielle IRNA. Ces propos ont été tenus dans un contexte de pression américaine accrue et de nouvelle détérioration de la situation économique du pays, le rial iranien ayant atteint un plus bas historique, franchissant la barre des deux millions de rials pour un dollar.

Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré jeudi que l'Iran vaincrait les États-Unis dans une « guerre économique totale », selon l'agence de presse officielle IRNA. Ces propos ont été tenus dans un contexte de pression américaine accrue et de nouvelle détérioration de la situation économique du pays, le rial iranien ayant atteint un plus bas historique, franchissant la barre des deux millions de rials pour un dollar.
L'Iran affiche sa défiance face à la pression économique exercée par les États-Unis. Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que Téhéran réussirait à vaincre Washington dans une « guerre économique totale » après que l'administration américaine a déplacé le centre de gravité du conflit militaire vers l'exercice d'une pression économique.
Parallèlement, Ghalibaf a tenté de renforcer la confiance du public envers le gouvernement, alors même que la monnaie locale continue de s'affaiblir. Selon les données, un dollar américain vaut désormais plus de deux millions de rials iraniens.
L'agence de presse IRNA a rapporté ses propos :
« Soutenir le gouvernement ne signifie pas ignorer ses lacunes, mais lui accorder sa confiance afin qu'il puisse mieux servir le peuple. Le gouvernement a pris des mesures efficaces pour gérer le pays malgré les conséquences économiques de la guerre, et il travaille à remédier à ses faiblesses. »
Le message du président du parlement intervient alors que Washington tente d'accroître les dommages portés à l'économie iranienne et de réduire la capacité de Téhéran à générer des revenus grâce à la vente de pétrole.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé plus tôt cette semaine le début d'une « opération de paria économique », marquant un changement dans l'orientation de l'activité américaine contre l'Iran. Cette mesure vise à approfondir l'isolement économique de la République islamique par le biais de sanctions et à nuire à son industrie d'exportation de pétrole, source de revenus centrale pour Téhéran.
La stratégie cherche en fait à exercer une pression sans dépendre exclusivement de la force militaire : réduire les revenus du régime, rendre difficile son commerce avec d'autres pays et aggraver les difficultés auxquelles l'économie locale est confrontée.
La déclaration de Ghalibaf prend une signification particulière compte tenu de l'état du rial. L'affaiblissement de la monnaie signifie en pratique que les produits importés deviennent plus chers, ce qui pourrait aggraver la pression économique sur les ménages et les entreprises du pays.



