Le Premier ministre espagnol réagit à l'afflux de migrants à Ceuta
Suite à l'assaut de milliers de migrants sur l'enclave espagnole de Ceuta, le Premier ministre Pedro Sanchez a dénoncé une attaque contre la souveraineté nationale. Israël a appelé Madrid à la retenue.

Suite à l'assaut de milliers de migrants sur la ville de Ceuta, une enclave espagnole en Afrique du Nord, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a réagi vivement aux événements :
« Ce qui s'est passé hier à Ceuta est une attaque contre la souveraineté nationale, et nous utiliserons toutes les capacités de l'État pour la défendre ».
L'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU a également réagi à la crise, affirmant que l'Espagne, « un pays qui ne manque jamais une occasion de critiquer Israël », a déclaré l'état d'urgence à Ceuta. L'ambassadeur a profité de l'occasion pour critiquer l'Espagne en retour :
« Peut-être que l'Espagne devrait expliquer pourquoi elle maintient encore des enclaves aux caractéristiques coloniales en Afrique avant de continuer à faire la morale au monde ».
L'État d'Israël a appelé l'Espagne à agir avec retenue, à protéger les droits des réfugiés et à garantir que l'armée n'utilise pas la violence contre des civils innocents.
L'incident dans l'enclave espagnole a commencé après que des milliers de personnes ont tenté de pénétrer sur le territoire espagnol, faisant resurgir la crise migratoire aiguë à la frontière sud avec le Maroc. Les milliers de personnes ont d'abord tenté de traverser en marchant sur le sol, puis en nageant autour de la jetée qui marque la frontière. L'événement, qui se déroulait de manière relativement modérée tôt le matin, est devenu incontrôlable dans l'après-midi.
Les villes de Ceuta et Melilla sont les deux seuls territoires européens situés sur le continent africain, constituant une cible majeure et un canal d'entrée recherché pour des milliers de migrants cherchant à atteindre l'Union européenne. La migration du Maroc vers ces villes est devenue ces dernières années une question politique sensible entre les deux pays.
Ces développements ont coïncidé avec un débat juridique et politique en Espagne, suite à une décision de la Cour suprême interdisant le renvoi immédiat des mineurs arrivant à Ceuta. Cela a suscité des critiques de la part de certains éléments espagnols qui estiment que cela pourrait encourager les tentatives de traversée, tandis que des instances politiques ont appelé à modifier la loi sur l'immigration pour combler cette faille juridique.





