Le Maccabi Tel-Aviv répète les erreurs de l'été dernier dans le recrutement de ses pivots
Pour le deuxième été consécutif, le Maccabi ne parvient pas à recruter un pivot dominant, laissant Roman Sorkin seul au poste 5. Armando Bacot n'est considéré que comme une solution de secours, et la passivité du club sur le marché des transferts menace la saison à venir.

L'été 2026 au Maccabi Tel-Aviv a débuté en trombe avec des prolongations de contrat, le retour de Bonzie Colson et l'arrivée de Yam Madar. Depuis, cet élan s'est essoufflé. Le point de blocage, comme l'été dernier, reste le poste de pivot.
Alors que nous approchons du mois d'août, le Maccabi s'apprête à signer son premier pivot de l'été, mais il ne s'agit pas du joueur de haut niveau visé par l'équipe. Selon les informations de Tomer Givati dans « HaYom », le club est proche d'un accord avec Armando Bacot, qui évoluait à Fenerbahçe la saison dernière. Bacot est destiné à un rôle de deuxième pivot, en attendant l'arrivée d'un joueur plus expérimenté au poste 5. Il s'agit d'un compromis, dans l'espoir qu'il puisse servir de doublure à un pivot de premier plan.
La saison de rookie de Bacot en Euroligue a été décevante ; son temps de jeu limité à Fenerbahçe et son départ en fin de saison n'ont pas fait de lui une cible prioritaire sur le marché. Il aura désormais l'occasion de prouver sa valeur au Maccabi, mais il devrait débuter comme joueur de rotation.
La conservation ne suffit pas
Le Maccabi a réussi à conserver des cadres comme Oded Kattash, Jimmie Clark, Jaylen Hoard, Oshae Brissett, John DiBartolomeo, Will Rayman et Iffe Lundberg. Cependant, sans un pivot dominant capable d'imposer sa présence dans la raquette, l'effectif reste incomplet.
La plupart des pivots expérimentés d'Euroligue ayant déjà signé ailleurs, les options du Maccabi sont désormais très limitées. Le club doit se tourner vers des joueurs en provenance de NBA, de G-League, ou espérer des opportunités de dernière minute. Recruter un joueur sans expérience européenne est un pari risqué, car beaucoup peinent à s'adapter au niveau professionnel.
Le marché des pivots seniors était restreint, avec des noms comme Moses Wright, Josh Nebo, Daniel Theis, Kaleb Tarczewski, Bruno Fernando et Moustapha Fall, tous déjà engagés. Le succès sur ce marché exige une grande réactivité : Barcelone a sécurisé Wright et Nebo dès mars, tandis que l'Hapoel Tel-Aviv a conclu avec Johnathan Motley bien avant la fin de la saison.
Une rediffusion de la saison dernière
Cet été ressemble étrangement au précédent, où le Maccabi n'avait pas réussi à attirer un pivot majeur, l'expérience avec le jeune Cliff Omoruyi s'étant soldée par un échec. L'équipe avait dû s'appuyer sur Roman Sorkin au poste 5 et promouvoir Marcio Santos. Les tentatives de renfort en cours de saison, notamment l'intérêt pour Tarik Black, ont échoué, et la signature de Zach Hankins n'était qu'un compromis.
Le Maccabi ne peut se permettre une nouvelle saison sans pivot dominant. Roman Sorkin a besoin d'un partenaire physique et robuste pour assurer la dissuasion défensive. Sans cela, l'équipe ne franchira pas le cap espéré. Les supporters, enthousiasmés par l'arrivée de Yam Madar, s'impatientent. Bacot n'est pas la recrue phare attendue, et l'incertitude demeure quant à la date à laquelle la pièce manquante du puzzle arrivera enfin.





