Le Likoud prévient : un retard dans l'audience de la Cour suprême reportera les primaires de deux semaines
Le Likoud s'est adressé aujourd'hui, mercredi, à la Cour suprême pour avertir que si une décision immédiate n'est pas prise concernant l'appel relatif à la candidature des députés et des ministres dans les districts, il ne sera pas possible de tenir les élections primaires à la date prévue, le 17 août. Le parti affirme que ce retard pourrait entraîner le report des primaires d'au moins deux semaines et mettre en péril l'ensemble du processus électoral.

Le Likoud s'est adressé aujourd'hui, mercredi, à la Cour suprême pour avertir que si une décision immédiate n'est pas prise concernant l'appel relatif à la candidature des députés et des ministres dans les districts, il ne sera pas possible de tenir les élections primaires à la date prévue, le 17 août. Le parti affirme que ce retard pourrait entraîner le report des primaires d'au moins deux semaines et mettre en péril l'ensemble du processus électoral. Dans une lettre soumise au tribunal, signée par le conseiller juridique du Likoud, Me Ilan Bombach, il est écrit que « l'activité d'impression du matériel de vote est à la veille des dernières heures où elle pourra encore être achevée à la date prévue ». Le parti prévient que si l'activité ne commence pas immédiatement, il ne sera pas possible de terminer les préparatifs nécessaires à la tenue des primaires le 17 août.
Il est en outre affirmé que le report de la procédure conduira à ce que « des sommes énormes, des millions de shekels, soient jetées par les fenêtres » en raison des préparatifs déjà effectués. La lettre souligne qu'il s'agit d'un calendrier extrêmement serré et que chaque jour supplémentaire d'incertitude rend difficile l'achèvement des préparatifs logistiques et techniques. L'appel intervient dans le contexte de la procédure judiciaire menée par le député Afif Abd, qui a demandé à autoriser les députés et les ministres à se présenter dans les créneaux de district lors des primaires. Le tribunal de district de Tel-Aviv a rejeté sa requête et a maintenu la décision de la Cour suprême du Likoud, qui a déterminé que les élus en exercice ne pourraient pas se présenter dans les districts.
Abd a fait appel devant la Cour suprême et le Likoud s'est joint à sa position. Selon le parti, la Cour du Likoud a outrepassé ses pouvoirs lorsqu'elle a annulé le changement approuvé lors de la convention du Likoud. D'un autre côté, la décision précédente était basée sur des allégations d'irrégularités survenues lors du processus de vote et de dépouillement. La Cour suprême a déjà déterminé que l'audience sur l'appel aura lieu demain, le 13 août, après que le parti a demandé à tenir l'audience en urgence. Les juges ont noté que le verdict du tribunal de district a été rendu le 10 août et que l'appel a été déposé le lendemain, il n'était donc pas possible de tenir l'audience plus tôt.
Maintenant, le Likoud prévient qu'une décision tardive pourrait créer un problème plus large : selon la lettre, si les primaires sont reportées, la date limite pour déposer des recours contre les résultats des élections sera repoussée jusqu'à une date proche de celle du dépôt de la liste du Likoud auprès de la Commission électorale centrale pour la 26e Knesset. Le parti affirme qu'une telle situation « met en péril de manière significative la possibilité de soumettre la liste à temps ».
Cela implique que l'audience judiciaire prévue jeudi ne concerne pas seulement la question de savoir si les députés et les ministres pourront se présenter dans les districts. Du point de vue du Likoud, la décision a un impact direct sur la capacité même de tenir les primaires à temps, après des semaines de luttes juridiques et internes autour du règlement électoral.
Les primaires au Likoud ont été fixées au 17 août, et le système interne du parti a déjà subi une série de bouleversements juridiques et politiques. Entre autres choses, un changement dans le règlement permettant aux députés et aux ministres de se présenter dans les districts a été adopté lors de la convention avec une courte majorité de seulement cinq voix, et par la suite, des requêtes ont été déposées, ce qui a conduit à l'intervention de la Cour du Likoud et à la procédure judiciaire devant les tribunaux.


