Le dossier attend la conseillère juridique du gouvernement : qu'est-ce qui retarde l'acte d'accusation contre Yolanda Yavor ?

Le mouvement Likoud a envoyé une mise en demeure urgente au bureau du procureur du district de Haïfa pour exiger une décision finale concernant la militante Yolanda Yavor. Le parti dénonce un retard prolongé depuis le dépôt de la déclaration du procureur, soulevant des questions sur une possible application sélective de la loi.

Now14Auteur : Sivan Yehezkel
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Le dossier attend la conseillère juridique du gouvernement : qu'est-ce qui retarde l'acte d'accusation contre Yolanda Yavor ?
Photo : Now14 / עו׳"ד אילן בומבך | קרדיט: הרשתות החברתיות של אילן

Développement significatif dans l'affaire concernant les déclarations de la militante de protestation Dr Yolanda Yavor : le mouvement Likoud, par l'intermédiaire de son représentant Me Ilan Bombach du cabinet d'avocats Ilan Bombach & Co., a envoyé une lettre de mise en demeure urgente au bureau du procureur du district de Haïfa, exigeant une décision finale et motivée concernant Yavor sans délai supplémentaire.

L'arrière-plan des événements réside dans une série de publications diffusées par le Dr Yolanda Yavor ces derniers mois, incluant divers appels sur les réseaux sociaux ainsi que des références directes au Premier ministre Benyamin Nétanyahou. Suite à ces publications, une enquête pénale a été ouverte pour suspicion d'incitation. Vers décembre 2025, la police israélienne a soumis une déclaration officielle au tribunal de première instance de Haïfa pour formuler un acte d'accusation et une demande de détention jusqu'à la fin de la procédure. Yavor a été libérée sous assignation à résidence avec des conditions restrictives, dont une interdiction totale d'utiliser un téléphone portable et les réseaux sociaux.

Dans son appel, le mouvement Likoud affirme que de nombreux mois se sont écoulés depuis la libération de Yavor sans qu'une décision finale ne soit prise par le parquet, le dossier attendant l'approbation de la conseillère juridique du gouvernement. Selon le représentant du mouvement, ce retard prolongé dépasse les limites du raisonnable et contredit les principes d'une bonne administration.

« L'état d'incertitude actuel nuit à l'intérêt public général et soulève des préoccupations concernant une application sélective de la loi dans les délits d'incitation contre des élus », affirme le mouvement.

À la fin de la lettre, un ultimatum a été posé : le bureau du procureur du district de Haïfa doit fournir dans un délai de 14 jours un avis explicite et motivé sur son intention de déposer un acte d'accusation. Enfin, il a été précisé que si aucune réponse substantielle n'est reçue à la date indiquée, le mouvement Likoud envisagera de déposer une pétition devant la Cour suprême.

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