L'Autorité des marchés financiers définit les règles de cotation des monnaies virtuelles en Israël
L'Autorité des marchés financiers a publié un projet de circulaire définissant des critères stricts pour les monnaies virtuelles proposées par les entreprises crypto israéliennes. Cette mesure vise à institutionnaliser le marché et à protéger les investisseurs.

L'Autorité des marchés financiers a publié mardi un projet de nouvelle circulaire définissant, pour la première fois, quelles monnaies virtuelles les entreprises de crypto israéliennes peuvent proposer à leurs clients. Si le grand public associe principalement le marché aux noms connus comme le Bitcoin ou l'Ethereum, plus de 13 000 monnaies virtuelles sont échangées dans le monde, incluant des « meme coins » spéculatifs et des actifs à la liquidité incertaine.
Jusqu'à présent, la sélection des monnaies relevait de la discrétion commerciale des entreprises locales, mais cette nouvelle circulaire cherche à fixer des limites réglementaires uniformes. Cette mesure s'inscrit dans la continuité des efforts de l'Autorité pour institutionnaliser le secteur.
Conditions de seuil pour les actifs
Le régulateur impose désormais des critères stricts :
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Une valeur marchande d'au moins 500 millions de dollars.
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Une présence parmi les 50 plus grands actifs numériques mondiaux pendant six mois consécutifs.
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Une preuve d'inscription à la négociation auprès d'au moins cinq entités réglementées dans l'Union européenne ou dans l'État de New York.
Pour réduire les risques de fraude, un « test de décentralisation » est exigé : il est interdit qu'une seule entité détienne plus de 15 % de la circulation de la monnaie, ou que les dix plus grands détenteurs détiennent ensemble plus de 50 % des actifs. L'Autorité exclut également les actifs garantissant l'anonymat total ainsi que les NFT.
Régulation des stablecoins
La circulaire facilite l'accès aux stablecoins indexés 1 pour 1 sur des monnaies fiduciaires (comme le shekel ou le dollar). S'ils sont émis en Israël sous surveillance locale, ces actifs sont exemptés des conditions de valeur marchande et de notation internationale, afin d'encourager l'activité réglementée sur le marché intérieur.
Responsabilité opérationnelle des entreprises
Les nouvelles procédures imposent des obligations directes :
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Le conseil d'administration doit approuver annuellement la politique interne de cotation.
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L'ajout d'une nouvelle monnaie nécessite un examen par le responsable des risques et de la cyberdéfense, ainsi qu'une notification préalable à l'Autorité 60 jours avant le lancement.
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Suivi trimestriel : les actifs ne répondant plus aux critères doivent être retirés des options d'achat sous trois jours, avec un préavis de 30 jours pour les clients.
Cette mesure vise à trouver un équilibre entre la réduction des risques pour le public et la flexibilité commerciale des titulaires de licence, garantissant que le commerce local se concentre sur des actifs dotés d'une liquidité prouvée et d'un soutien international.





