L'Association de lutte contre le cancer avertit les ministères : « Ne faites pas de mal aux patients »
Suite à la décision du ministère de l'Économie de rouvrir l'enquête sur l'importation de cannabis médical, l'Association de lutte contre le cancer a demandé une intervention urgente, exigeant l'arrêt d'une mesure qui pourrait entraîner de graves pénuries et un fardeau financier pour les patients.

L'Association de lutte contre le cancer a fait appel cette semaine au ministre de la Santé suite à la réouverture d'une enquête au ministère de l'Économie et de l'Industrie concernant l'importation de cannabis médical en provenance du Canada, ce qui suscite une profonde inquiétude parmi les patients et les professionnels de santé.
Cette mesure, destinée à examiner l'imposition d'une caution temporaire et de droits de douane, ramène l'incertitude sur le marché et pourrait gravement nuire à la continuité des soins et à la disponibilité des produits. Cela intervient après qu'une procédure précédente ait décidé de ne pas imposer de taxe suite aux objections des ministères de la Santé et des Finances.
Le ministère de l'Économie a fixé la fin juillet 2026 comme date limite pour la soumission des réponses du public à l'enquête. Actuellement, les patients atteints de cancer et les patients chroniques n'ont pas droit à un remboursement ou à une subvention pour le cannabis médical, de sorte que toute augmentation de prix sera directement supportée par eux. De plus, l'adaptation d'une variété de cannabis est un processus personnel long, et la réduction des importations pourrait forcer le passage à des produits alternatifs qui n'offrent pas une réponse médicale identique.
« Le remplacement forcé d'un produit adapté à un patient dont l'état est stable n'est pas seulement une action technique ; cela pourrait nuire à l'équilibre atteint et peser sur les patients confrontés à une maladie complexe », a déclaré l'appel urgent adressé aux ministères gouvernementaux.
Il a également été noté qu'« il n'est pas approprié que les patients soient tenus de faire face une fois de plus à une crainte réelle de hausse des prix ou de pénurie, après que la question ait déjà été examinée et tranchée en accordant un poids décisif à leur santé ».
L'appel urgent au ministre des Finances, au ministre de l'Économie et au commissaire aux droits de douane exige l'arrêt immédiat de la procédure. Les patients appellent à mener un examen médical et économique complet en coopération avec le ministère de la Santé, afin d'assurer la continuité des soins, d'empêcher les hausses de prix et d'éviter de nuire à la qualité de vie de milliers de patients.





