L'ambassadeur des États-Unis en Turquie clarifie : « La politique de reconnaissance du Golan n'a pas changé »

Après avoir suscité une tempête, Tom Burke explique que ses propos sur l'ONU visaient uniquement à décrire une réalité historique. Il souligne que les États-Unis ne négocient pas avec le Hezbollah mais uniquement avec le gouvernement libanais, et que la question clé est de savoir comment désarmer l'organisation terroriste sans implication directe de Téhéran.

Israel HayomAuteurs : Or Shaked, correspondant de « Ha-Yom » aux États-Unis
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L'ambassadeur des États-Unis en Turquie clarifie : « La politique de reconnaissance du Golan n'a pas changé »
Photo : Israel Hayom / טום ברק. הדמות שמדאיגה את ישראל - ובוחשת ביחסים | צילום: AP, AFP

L'ambassadeur des États-Unis en Turquie, Tom Burke, a clarifié aujourd'hui, dimanche, que la politique de l'administration américaine concernant le plateau du Golan reste telle qu'elle a été établie en 2019. Burke a démenti les informations faisant état d'un retrait de cette reconnaissance et a expliqué ses déclarations concernant le règlement au Liban et le désarmement du Hezbollah.

L'ambassadeur américain à Ankara a apporté des précisions suite à des déclarations ayant suscité des critiques le week-end dernier. Burke a expliqué que ses propos sur le statut du plateau du Golan ne visaient pas à soutenir la position de l'ONU, mais à décrire un fait historique selon lequel les territoires conquis par la force restent un sujet de controverse internationale même des décennies plus tard. Il a souligné que les accords politiques obtenus par la négociation résistent mieux que le simple tracé de cartes, et a réitéré que la politique concernant le Golan n'a pas changé du tout.

Concernant la scène libanaise, l'ambassadeur a exclu totalement l'existence de négociations avec le Hezbollah, qu'il a défini comme une organisation terroriste étrangère. Il a clarifié que les États-Unis mènent des contacts uniquement avec le gouvernement libanais, en tant qu'autorité légitime unique dans le pays. Burke a fait référence au cadre des accords signés à Washington à la fin du mois de juin, et a noté qu'il constitue une opportunité politique pour atteindre la stabilité et la prospérité.

Selon Burke, la mise en œuvre des accords nécessite une confrontation publique et honnête avec la question du financement du terrorisme et de la fourniture d'armes. Il s'est interrogé sur la manière de pousser le Hezbollah à se désarmer alors que ses représentants, tout comme leurs parrains à Téhéran, ne sont pas assis à la table des négociations. L'ambassadeur a ajouté que ces questions sont une condition nécessaire à la poursuite du processus, dans le but de trouver des solutions alternatives au soutien économique qu'Iran fournit aux communautés du sud du Liban.

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