La police espagnole démantèle un réseau de traite de jeunes filles migrantes
La police espagnole a annoncé mardi le démantèlement d'un gang criminel impliqué dans la traite de mineures migrantes. Les suspects sont accusés d'avoir extrait des jeunes filles de centres d'accueil à Grande Canarie pour les transférer vers d'autres régions d'Espagne et vers la France, où certaines ont été victimes d'exploitation sexuelle. Cinq personnes ont été arrêtées.

La police espagnole a annoncé mardi le démantèlement d'un gang criminel qui pratiquait la traite de jeunes filles migrantes mineures. Le réseau est accusé de les avoir transférées depuis des centres d'accueil de l'île de Grande Canarie, face aux côtes marocaines, vers d'autres régions d'Espagne, puis de les avoir fait passer la frontière vers la France, où certaines ont été victimes d'exploitation sexuelle. Cinq personnes, dont un mineur, ont été arrêtées à la suite de perquisitions dans cinq lieux à Grande Canarie.
Selon l'enquête, le réseau exploitait la vulnérabilité des jeunes filles en leur proposant de les aider à quitter les îles Canaries. Les membres du gang leur fournissaient de faux documents d'identité et de voyage, et organisaient leurs déplacements par voie aérienne et terrestre. La Garde civile a déclaré avoir secouru deux victimes et empêché quatre autres mineures de quitter les îles.
Cette affaire survient dans un contexte de regain de débat sur l'immigration en Europe, suite à l'infiltration massive de migrants à travers la frontière depuis le Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta. Environ 72 000 migrants sont entrés illégalement dans la ville les 30 et 31 juillet, selon les données du gouvernement espagnol, et 70 000 d'entre eux sont retournés au Maroc depuis.
La ministre espagnole de la Jeunesse et de l'Enfance a déclaré vendredi dernier que 1 342 mineurs migrants sans citoyenneté, sans domicile et sans accompagnement parental sont restés dans la ville espagnole située sur le continent africain à la suite de la vague de migration massive. À la suite de cet incident, des organisations d'aide ont lancé des avertissements selon lesquels ces mineurs, dont beaucoup dorment dans les rues de Ceuta dans des conditions précaires, sont exposés à des risques d'abus et d'exploitation.





