« À la fin, cela ressemblait à des célébrations en Israël » : les héros de la victoire du Beitar en Europe
Les joueurs du Beitar Jérusalem reviennent sur leur victoire dramatique aux tirs au but face à l'AEK Larnaca. Malgré des erreurs défensives, l'équipe a fait preuve de caractère pour se qualifier.

« Si nous n'étions pas passés, nous aurions dû avoir honte. Deux matchs sous notre contrôle total, nous n'aurions pas dû nous compliquer la tâche ainsi », c'est ainsi que les joueurs du Beitar Jérusalem ont résumé la victoire aux tirs au but (4:3) contre l'AEK Larnaca, après un score cumulé de 3:3. 3 000 supporters ont accompagné l'équipe en Roumanie, et le club a déclaré à la fin : « À la fin, cela ressemblait à des célébrations en Israël. Il y avait beaucoup de tension, nous courions après le score sans tuer le match, mais tout le monde a relâché la pression à la fin. »
Le Beitar a été supérieur lors des deux matchs, un signe de respect envers un adversaire au budget et à la réputation plus importants. L'équipe a réussi cet exploit sans son défenseur clé Luka Gadrani, alors que le capitaine Yarden Shua n'est pas encore au sommet de sa forme et que Shon Weissman retrouve ses sensations. Cependant, avec Omer Atzili, le « tueur » sans qui le Beitar ne serait pas passé, la différence a été faite.
Ce qui est incroyable chez Atzili, c'est qu'il a été blessé en fin de saison dernière et a à peine participé à la préparation. Pourtant, il a apporté du caractère et de la personnalité dans les moments cruciaux. Il devra apprendre à gérer ses efforts pour tenir toute la saison, mais il reste un atout majeur pour le club.
Il faut également souligner la performance de Daniel Worku, une trouvaille d'Almog Cohen. Alors que Boris Eno n'a pas brillé, Worku a apporté l'équilibre nécessaire. Pour un joueur issu de la Ligue nationale, réussir ainsi sous la pression du football israélien est remarquable.
En se qualifiant, le Beitar s'est assuré un revenu de 550 000 euros, en plus des 175 000 euros de base pour la participation. S'il passe l'Austria Vienne, ce montant passera à 750 000 euros.
La figure centrale de la soirée fut Miguel Silva, auteur de deux arrêts décisifs aux tirs au but. Après une saison précédente compliquée, ces arrêts ont sauvé sa place au Beitar. Nana Antwi mérite également une mention spéciale pour sa puissance sur l'aile, confirmant qu'il est une recrue de choix depuis janvier dernier.
Avec 3 000 supporters derrière lui, le Beitar était supérieur, mais a encaissé des buts trop facilement par manque de concentration. Sur six tentatives de Larnaca, trois ont fait mouche. Si les joueurs avaient fait preuve de la même rigueur défensive que lors des tirs au but, ils auraient évité une fin de match aussi tendue.





