La création de la « Liste commune » éloigne le bloc du changement de la formation d'un gouvernement
Sondage « Aujourd'hui » : le Likoud perd un mandat, Eisenkot en gagne un, mais le bloc du changement ne compte que 56 mandats issus de partis sionistes. Les partis du « troisième bloc » ne franchissent pas le seuil électoral, et l'impact d'Ofer Winter reste limité.

Le sondage « Aujourd'hui » de ce week-end confirme une vérité établie depuis longtemps : aucun acteur politique ne semble en mesure de modifier radicalement la dynamique des blocs ou d'ouvrir de nouvelles perspectives pour la formation d'un gouvernement.
Le général de brigade (rés.) Ofer Winter, qui annoncera la semaine prochaine la création d'un nouveau parti de droite, est considéré comme le dernier capable de briser l'impasse actuelle. Cependant, il s'avère que si Winter franchit le seuil électoral, ses soutiens proviennent exclusivement du bloc de droite existant. Ses 4 mandats projetés sont puisés au sein du Likoud, du Sionisme religieux de Bezalel Smotrich et du parti Otzma Yehudit d'Itamar Ben Gvir.
C'est une nouvelle décevante pour le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, qui espérait qu'un nouveau parti pourrait récupérer des voix de droite au profit de l'opposition. Un « big bang » politique semble peu probable à court terme.
L'opposition conserve un avantage clair, le bloc de droite ne totalisant que 51 mandats, tandis que le Likoud a perdu un mandat supplémentaire cette semaine. À l'inverse, la création de la « Liste arabe commune » éloigne encore davantage le bloc du changement d'une majorité sioniste, le laissant avec seulement 56 mandats sans compter les partis arabes.
La « Liste commune » elle-même détient désormais 8 mandats, portant la représentation arabe totale, incluant Ra'am, à 13 — un niveau inédit depuis les cycles électoraux de 2019-2020. Au sein de la société arabe, l'évaluation est que cette tendance se poursuivra, éloignant davantage l'opposition d'une majorité sioniste de 61 sièges.
Parallèlement, le « troisième bloc », qui prétend pouvoir briser l'impasse et mener à un gouvernement d'unité, reste dans une situation lamentable. Aucun de ses partis ne franchit le seuil électoral, et même avec l'entrée d'Ofer Winter, leur poids combiné atteint à peine le seuil d'entrée à la Knesset. Une large majorité d'électeurs, tant dans la coalition que dans l'opposition, estime que ces partis doivent fusionner avec des formations plus importantes pour éviter le gaspillage des voix.
Concernant les récentes primaires du Likoud, leur impact national a été inférieur aux attentes. Seuls 14 % environ du public pensent que la liste pourrait nuire aux chances électorales du Likoud. Pour Nétanyahou, ces primaires ont surtout servi à limiter les dégâts plutôt qu'à attirer de nouveaux électeurs.
Paradoxalement, alors que la plupart des citoyens croient que les élections apporteront une décision claire, ils craignent simultanément qu'Israël ne soit entraîné dans des cycles électoraux répétés. Il semble que le public doute de la longévité de tout gouvernement étroit qui pourrait être formé.
Responsable du sondage : Institut Kantar, dirigé par Dudi Hassid.
Date de collecte des données : 19-20 août 2026.
Répondants : 553 (hommes et femmes âgés de 18 ans et plus).
Marge d'erreur maximale : 4,2 %.


