Bataille parlementaire pour la présidence de la Knesset en Israël
Le bloc du changement envisage de remplacer le président de la Knesset Amir Ohana en mobilisant une majorité de 61 députés, indépendamment de la formation d'un gouvernement.

Conformément au règlement parlementaire, l'élection d'un nouveau président de la Knesset ne nécessite pas la formation préalable d'un gouvernement. Si 61 députés exigent un vote, celui-ci doit avoir lieu. Le leader de TA'AL, Ahmad Tibi, a annoncé son intention de remplacer l'actuel président de la Knesset, Amir Ohana, grâce à une coopération entre législateurs juifs et arabes.
Ce poste stratégique permettrait au bloc du changement d'influencer l'ordre du jour et de promouvoir des initiatives telles qu'une commission d'enquête. Bien que le remplacement du président ne garantisse pas l'adoption automatique des lois, il conférerait un levier politique majeur. Le Likud a examiné des options pour retarder la procédure, mais le précédent de 2020 et la position d'Amir Ohana compliquent toute obstruction.
Plusieurs noms sont évoqués pour succéder à Ohana, parmi lesquels Chili Tropper, Elazar Stern, Matan Kahana et Meirav Ben Ari. Des désaccords persistent toutefois au sein du bloc du changement sur l'identité du candidat définitif, ouvrant la voie à un président intérimaire. Cette bataille parlementaire s'annonce décisive pour redéfinir les équilibres de pouvoir.





