Israël enquête sur des soupçons d'achats de votes et d'ingérence étrangère
Israël fait face à deux enquêtes post-électorales : l'une sur de présumés achats de votes de Ra'am, l'autre sur une ingérence étrangère de Doha et d'Ankara.

À la suite des récentes élections à la Knesset, la vie politique israélienne est secouée par deux enquêtes distinctes : une investigation policière sur de présumés achats de votes liés au parti arabe Ra'am, et une enquête menée par le Shin Bet concernant une ingérence étrangère présumée du Qatar et de la Turquie.
L'affaire des enveloppes de suffrages
La police et l'unité de lutte contre la fraude Lahav 433 ont interpellé plusieurs activistes du parti Ra'am dans le Néguev à la veille du scrutin, saisissant des enveloppes contenant de l'argent liquide et des bulletins de vote. Les autorités soupçonnent ces fonds d'avoir servi à corrompre des électeurs dans des localités défavorisées.
Les avocats de la défense rejettent ces accusations, affirmant que l'argent saisi correspondait à des dons caritatifs légitimes destinés à aider des familles nécessiteuses. La justice a ordonné la remise en liberté de certains suspects sous assignation à résidence, tandis que les investigations se poursuivent.
Enquête sur l'influence étrangère
Parallèlement, le Shin Bet, avec l'assistance du Mossad, examine des soupçons selon lesquels des dizaines de millions de shekels en provenance du Qatar et de la Turquie auraient été injectés pour influencer l'opinion publique israélienne. Saisi du dossier, le juge de la Cour suprême Noam Solberg a ordonné cette enquête.
Le Qatar et la Turquie ont rejeté ces allégations, les qualifiant de campagne de désinformation infondée. Les autorités sécuritaires ont par ailleurs confirmé que ces procédures n'entraveront pas la prestation de serment de la nouvelle Knesset.




