La Commission électorale examine des recours en inéligibilité

La Commission électorale centrale examine des recours visant à invalider des candidatures pour les prochaines législatives, se focalisant sur le cas de Sami Abou Shehadeh.

Israel Hayom•Auteur : Elinor Shirkani-Kaufman
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La Commission électorale examine des recours en inéligibilité
Photo : Israel Hayom / ח"כ אבו שחאדה בכנסת | צילום: אורן בן חקון

La Commission électorale centrale s'est réunie aujourd'hui pour examiner diverses requêtes visant à interdire à des personnalités et partis politiques de se présenter aux élections de la 26e Knesset. Au centre des débats figure la question de l'inéligibilité potentielle du candidat du parti Balad, Sami Abou Shehadeh, suite à la publication d'un article polémique au lendemain du 7 octobre.

La commission, composée de représentants des partis politiques proportionnellement à leur poids à la Knesset, est saisie de multiples recours. Le Likoud, Otzma Yehudit et le forum Choisir la vie ont déposé des requêtes visant à disqualifier le parti Ra'am. En outre, le Likoud a demandé l'invalidation de la Liste unifiée et du député Ofer Cassif.

Otzma Yehudit a également exigé l'interdiction de Sami Abou Shehadeh et de la formation Les Démocrates, dirigée par Yaïr Golan. En contrepartie, l'ONG Zulat et Les Démocrates ont demandé l'invalidation d'Otzma Yehudit, tandis que Zulat a également ciblé le parti Sionisme religieux, mené par Bezalel Smotrich, ainsi que le parti Zehut.

Le Cadre Juridique et la Position de la Procureure Générale

Les requêtes s'appuient sur l'article 7A de la Loi fondamentale : la Knesset, qui définit les critères d'exclusion des listes ou candidats remettant en cause le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël, incitant au racisme ou soutenant la lutte armée d'une organisation terroriste.

La procureure générale Gali Baharav-Miara a indiqué que la commission devait examiner avec la plus grande rigueur la disqualification potentielle de Sami Abou Shehadeh. Elle a souligné qu'un article publié par ce dernier le 8 octobre 2023 constitue un élément probant majeur de soutien à la lutte armée. Toutefois, la procureure générale n'a pas émis de recommandation formelle d'interdiction, s'en remettant à la souveraineté de la commission tout en confirmant l'absence de base juridique pour bannir la majorité des autres partis contestés.

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