Grève dans un jardin d'enfants à Kiryat Motzkin après l'agression d'une éducatrice

Le Syndicat des enseignants a annoncé une grève de deux heures dans un jardin d'enfants de Kiryat Motzkin après l'agression verbale et les menaces d'un grand-père envers une éducatrice. Une plainte a été déposée à la police.

Israel HayomAuteur : Noam (Dabul) Dvir
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Grève dans un jardin d'enfants à Kiryat Motzkin après l'agression d'une éducatrice
Photo : Israel Hayom / התקרב בצורה מאיימת ואיים תוך כדי הנפת ידיים | צילום: גדעון מרקוביץ'

Le système éducatif israélien fait face à un nouvel incident de violence contre le personnel enseignant. Le Syndicat des enseignants (Histadrut HaMorim) a annoncé un débrayage de deux heures lundi matin dans un jardin d'enfants municipal de Kiryat Motzkin. Cette mesure intervient après que le grand-père d'une élève a agressé verbalement et menacé le personnel, obligeant d'autres parents à s'interposer physiquement.

Agression aux portes du jardin d'enfants

L'incident s'est produit peu avant la fin de la journée scolaire. Le grand-père est arrivé devant le portail du jardin d'enfants avant l'heure de sortie officielle. Il a commencé à sonner de manière répétée, à frapper et à secouer violemment le portail, bien qu'on lui ait expliqué que la sortie des enfants s'effectuait à l'heure prévue et de façon ordonnée.

Lorsque l'éducatrice est sortie pour lui demander de patienter, l'homme s'est mis à hurler, à l'insulter et à l'humilier publiquement. Il lui a notamment crié : « Tu es qui toi, espèce de moins que rien ?! ». Une fois le portail ouvert, le grand-père s'est avancé d'un air menaçant vers l'enseignante en agitant les bras, jusqu'à ce que des parents présents sur les lieux s'interposent pour faire barrage.

La scène s'est déroulée devant les enfants et les parents, provoquant la panique, la peur et les pleurs des plus jeunes. Le Syndicat des enseignants a précisé qu'à la suite de cette agression, l'éducatrice a déposé une plainte auprès de la police israélienne.

Une violence qui pousse au départ

La violence envers les enseignants et les éducateurs est un fléau récurrent dans le système éducatif, et beaucoup y voient l'une des principales raisons de la fuite des professionnels du secteur. Anat Dadon, directrice de la division de la petite enfance au sein du Syndicat des enseignants, a réagi :

« Une éducatrice qui veille à une sortie ordonnée des enfants fait exactement son travail. Sa responsabilité est de s'assurer que chaque enfant part en toute sécurité, entre de bonnes mains, et sous une surveillance totale. Il est inadmissible qu'un membre de la famille se présente au portail, fasse pression, hurle, insulte, secoue la grille et menace le personnel simplement parce qu'on lui demande d'attendre quelques minutes. C'est de la violence, un franchissement des limites et une atteinte directe à l'autorité de l'enseignante. Le jardin d'enfants est un espace éducatif protégé. »

Anat Dadon a réaffirmé que le syndicat soutiendrait pleinement l'équipe éducative et agirait pour garantir un environnement de travail sûr, respectueux et protégé afin de maintenir une routine éducative stable pour les enfants.

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