Kfar Saba : grève scolaire après l'agression d'une enseignante par un élève
Une école de Kfar Saba retarde ses cours après l'agression d'une enseignante et de la directrice adjointe par un élève. Le Syndicat des enseignants dénonce la situation.

Les cours dans une école primaire de Kfar Saba débuteront avec deux heures de retard lundi suite à un grave incident de violence survenu à l'établissement A.D. Gordon. Un élève a lancé une chaise sur une camarade de classe avant de frapper à l'abdomen l'enseignante qui tentait de l'intercepter. La directrice adjointe, intervenue pour calmer la situation, a également été mordue à la main et rouée de coups au visage par l'élève.
Selon le Syndicat des enseignants, il ne s'agit pas d'un cas isolé. Ce même élève aurait par le passé agressé d'autres membres du personnel, provoquant notamment une commotion cérébrale chez une enseignante et des fractures aux doigts pour une autre. En guise de protestation et pour exiger des mesures de sécurité, les cours commenceront à 10 h 00, à l'exception des classes spécialisées.
Réaction ferme du syndicat
Michael Pinto, secrétaire général adjoint du syndicat, a condamné cet acte avec la plus grande fermeté. « Nous n'accepterons pas une réalité où le personnel éducatif est agressé dans l'exercice de ses fonctions », a-t-il déclaré, réclamant une réponse immédiate et résolue face à la récurrence de tels actes de violence.
Aliza Sokol, responsable de la section syndicale de Kfar Saba, a abondé dans le même sens en soulignant que le personnel enseignant ne saurait servir de défouloir. Les syndicats exigent un soutien institutionnel total et des garanties concrètes pour la sécurité des équipes pédagogiques.
Un vide statistique préoccupant
Cet événement met en lumière une lacune structurelle persistante. Ni le ministère de l'Éducation ni les organisations syndicales ne disposent d'un registre officiel exhaustif mesurant l'ampleur exacte des agressions physiques subies par le personnel enseignant à travers le pays.




