Le témoignage bouleversant du médecin militaire de Kfar Aza
Le capitaine Dr B., seul médecin à Kfar Aza le 7 octobre, témoigne de son intervention sous les tirs, face au chaos des massacres, et de son combat quotidien contre les traumatismes persistants.
Le capitaine Dr B., seul médecin militaire déployé à Kfar Aza lors du massacre du 7 octobre, est revenu sur les événements bouleversants de cette journée lors d'un podcast spécial de Ynet.
Un voyage en enfer
« Le 7 octobre, j'étais en poste sur le plateau du Golan. Nous avons reçu un appel d'urgence à 6h30. Personne ne comprenait l'ampleur de la situation, si ce n'qu'un événement majeur se déroulait dans le sud. Vers 7h00, nous sommes partis vers le sud sans aucune image claire de la situation », a raconté le Dr B. En arrivant près de Sdérot, la réalité de l'attaque est apparue de manière glaçante.
Triage sous les tirs
En arrivant à Kfar Aza, le médecin a fait face à des destructions massives et à de nombreuses victimes. Dès l'arrivée à la porte jaune du kibboutz, il a immédiatement commencé à soigner les blessés tout en essuyant des tirs.
« Une famille s'est approchée de moi. La mère, elle-même médecin, saignait du front et souffrait de graves brûlures après qu'un terroriste a fait exploser une bonbonne de gaz. Elle m'a demandé de soigner sa fille en premier. Nous avons dû administrer des analgésiques tout en essayant de repousser les tirs ennemis. Heureusement, ils ont atteint l'hôpital et ont survécu. »
Une blessure qui ne se referme pas
Évoquant le lourd tribut psychologique, le Dr B. a admis que le traumatisme reste vif, déclenché par certains sons et odeurs, et qu'il continue de vivre avec les fragments indélébiles de cette journée tragique.

