Karhi : « Avez-vous vu une vidéo où Yaïr Golan tire une seule balle le 7 octobre ? Je ne pense pas qu'il ait sauvé quelqu'un »
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a mis en doute les actions héroïques de Yaïr Golan le 7 octobre, qualifiant ce dernier et ses partenaires de « amoureux des terroristes ». Ces propos s'inscrivent dans une série de théories du complot visant le leader du parti « Les Démocrates ».
Déjà dans les jours qui ont suivi les événements du 7 octobre, des théories du complot ont été diffusées sur les réseaux sociaux contre le président du parti « Les Démocrates », Yaïr Golan, qui a combattu héroïquement le matin du massacre, est descendu sur le terrain et a sauvé des personnes dans l'enveloppe de Gaza lors de l'attaque surprise meurtrière du Hamas.
Aujourd'hui, dimanche, un haut responsable du Likoud, le ministre des Communications Shlomo Karhi, s'est joint à ces théories du complot. Dans une interview accordée au journaliste de ynet et de « Yedioth Ahronoth », Yuval Karni, sur la chaîne de la Knesset, Karhi a mis en doute les actes héroïques de Golan :
« Quoi, qu'a-t-il fait le 7 octobre ? Avez-vous vu une vidéo où il tire une seule balle avec son fusil ? Il a pris la peine de se faire photographier avec un uniforme repassé dès le matin, en souriant. Je n'ai vu aucune vidéo de quelque chose qu'il aurait réellement fait ».
Il n'a pas hésité à qualifier le président des « Démocrates », ancien chef d'état-major adjoint, d'« amoureux des terroristes », aux côtés d'autres hauts responsables de son parti élus lors des primaires le mois dernier, comme la députée à la Knesset Naama Lazimi et l'avocate Gaby Lasky. Il a tenu ces propos en réponse à la question « Qu'y a-t-il de si dangereux chez Gadi Eisenkot », lorsqu'il a tenté d'expliquer que le président du parti « Yashar ! » n'est pas le problème, mais le camp avec lequel il se trouve, et a attaqué :
« Il est à la tête du camp de ceux qui veulent lutter contre tout ce qui nous est saint et cher ».
Lorsqu'on l'a interrogé sur la différence entre les ministres Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir et les partenaires potentiels d'Eisenkot, il a répondu : « Il y a une grande différence, ils sont sionistes, amoureux du pays. Ceux-là sont des amoureux des terroristes ». On lui a demandé à nouveau s'il pensait vraiment que Yaïr Golan n'avait sauvé personne le 7 octobre et il a insisté : « Je ne pense pas qu'il ait sauvé quelqu'un, à moins qu'il n'y ait eu quelqu'un qui lui était proche et qu'il ait pris la peine de courir pour lui ».
Karhi n'est pas le premier parmi les membres du Likoud à mettre en doute les actions du général de division (rés.) Golan. Un peu plus d'un an après le massacre, le vice-président de la Knesset, le député Nissim Vaturi, a déclaré :
« Le 7 octobre, des milliers de citoyens ont été assassinés et massacrés, et il est de notre devoir de présenter les faits au public. Avec les déclarations de Yaïr Golan, je ne serais surpris de rien, y compris d'une trahison. Il y a des gens dans le pays pour qui il est plus important de renverser Nétanyahou. Golan ? Je ne sais pas s'il a sauvé quelqu'un. D'accord, il y a des témoignages, je ne crois plus à rien de ce qui s'est passé le 7 octobre ».
Fin 2024, le parti « Les Démocrates », dirigé par Golan, a commencé à déposer des plaintes en diffamation en son nom, suite à la diffusion de ces mêmes théories du complot selon lesquelles il aurait été « impliqué dans l'espionnage contre l'État d'Israël » et dans la « planification de l'attaque du Hamas » le 7 octobre. Les théories ont été précédemment diffusées par des personnalités identifiées à la droite et au Premier ministre Benyamin Nétanyahou, et entre autres, comme mentionné, également par des élus. Outre Karhi et Vaturi, Tally Gotliv et Almog Cohen y ont également fait allusion par le passé. Il s'agit, comme mentionné, de théories du complot sans aucun fondement ni preuve. Le parti de Golan a rassemblé depuis le début de la guerre des centaines de publications mensongères contre l'ancien chef d'état-major adjoint.





