Travis Kalanick relance un projet de véhicule autonome avec Anthony Levandowski

Le fondateur d'Uber, Travis Kalanick, développe une division de véhicules autonomes au sein de sa startup Atoms. Il s'associe de nouveau avec Anthony Levandowski, l'ingénieur gracié par Donald Trump.

CalcalistAuteur : Omer Kabir
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Travis Kalanick relance un projet de véhicule autonome avec Anthony Levandowski
Photo : Calcalist / צילום: AP

Le fondateur d'Uber, Travis Kalanick, fait son retour dans le secteur des véhicules autonomes via sa startup d'intelligence artificielle physique, Atoms. Selon le Financial Times, l'entreprise envisage de collaborer avec Uber, la société que Kalanick avait dû quitter en 2017.

Le retour du duo Kalanick-Levandowski

Kalanick avait démissionné d'Uber en 2017 après plusieurs scandales, notamment des accusations de vol de secrets industriels à Google concernant les technologies autonomes. Uber avait alors versé 245 millions de dollars en actions à Google pour clore le litige, avant de fermer définitivement sa division autonome en 2020.

Pour diriger ce nouveau projet chez Atoms, Kalanick a recruté Anthony Levandowski, l'ingénieur au centre du conflit avec Google. En 2016, Uber avait racheté Otto, la startup de Levandowski, ex-co-fondateur de Waymo (Google). Google avait poursuivi l'ingénieur pour le vol de 14 000 fichiers confidentiels.

Condamné à 18 mois de prison, Levandowski n'a pas purgé sa peine après avoir obtenu une grâce présidentielle de Donald Trump à la fin de son premier mandat. Aujourd'hui, Atoms a racheté Pronto, la startup de Levandowski, scellant leurs retrouvailles professionnelles.

Financement massif et ambitions industrielles

Après son départ d'Uber, Kalanick avait investi 150 million de dollars dans l'immobilier commercial et les cuisines partagées (CloudKitchens). En mars, ces activités ont été fusionnées dans Atoms. En juillet, la startup a levé 1,7 milliard de dollars en fonds propres et en dette. Le tour de table a été mené par Andreessen Horowitz, avec la participation du fonds souverain d'Arabie saoudite, de Bain Capital Ventures et de Fifth Wall. JPMorgan et Goldman Sachs ont structuré la dette.

Atoms emploie désormais plus de 2 000 personnes et a recruté des ingénieurs chez Uber, Zoox (Amazon), Waymo et Tesla. Selon des sources proches du dossier, Uber aurait investi 100 millions de dollars dans Atoms pour intégrer ses futures technologies.

La direction d'Atoms a tempéré ces informations dans une déclaration au Financial Times :

« Nous sommes une entreprise de logiciels industriels axée sur des applications industrielles. Nous n'avons pas l'intention de pénétrer le marché saturé des robotaxis. Uber est un partenaire d'Atoms et pourra utiliser notre technologie pour son service de VTC si elle s'avère utile. »

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