Julius Baer prévient d'une volatilité des actifs israéliens après les élections
Julius Baer met en garde contre la volatilité des actifs israéliens après des élections sans majorité claire. Les analystes estiment toutefois que les fondamentaux économiques restent solides.

Le géant bancaire et de gestion de fortune suisse Julius Baer a publié une note spéciale sur les résultats des élections à la Knesset en Israël, mettant en garde contre une volatilité à court terme des actifs israéliens dans un contexte d'impasse politique. Selon l'analyse, aucun des blocs n'a obtenu la majorité de 61 sièges nécessaire pour former un gouvernement stable, augurant de semaines de négociations ardues.
Irini Tzakridou, analyste obligataire chez Julius Baer, a souligné que le scrutin a enregistré un taux de participation remarquable d'environ 78 %, le plus élevé en Israël depuis 1999. Les données de la commission électorale indiquent que le bloc de droite mené par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou obtient environ 54 sièges, devançant légèrement le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot, tandis que les partis arabes s'acheminent vers 18 sièges.
« Nous prévoyons une certaine volatilité des actifs israéliens à court terme, jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit formé et apporte plus de clarté sur la politique budgétaire et les dépenses de guerre », a déclaré Mme Tzakridou. Elle a toutefois insisté sur le fait que les solides fondamentaux macroéconomiques du pays et la politique monétaire de la Banque d'Israël serviront d'ancres de stabilité.
Par ailleurs, les analystes de la banque se sont penchés sur les marchés obligataires internationaux, marqués par un bond de près de 400 points de base des écarts sur les obligations de catégorie CCC depuis le début de l'année. Afonso Borges, de l'équipe de recherche, a tenu à apaiser les craintes de récession en expliquant que cette hausse reflète un marché contracté et des difficultés propres à certains émetteurs isolés.
Borges a précisé que le marché américain des obligations CCC s'est réduit à 123 milliards de dollars, soit un plus bas historique de 8,5 % de l'univers à haut rendement. La banque conseille ainsi aux investisseurs de privilégier des actifs de meilleure qualité sans pour autant céder à une panique généralisée face au risque de crédit.





