Jérusalem : un tribunal accorde un plan de redressement rarissime

Un tribunal de Jérusalem a accordé une remise de dettes exceptionnelle à une veuve de 65 ans croulant sous un million de NIS de dettes, lui permettant de solder son passif pour 21 600 NIS.

Source
Jérusalem : un tribunal accorde un plan de redressement rarissime
Photo : Ynet / צילום: Shutterstock

Le tribunal de paix de Jérusalem a récemment accordé un plan de redressement financier exceptionnel à une veuve de 65 ans, mère de quatre enfants dont l'un est atteint de cancer, qui avait accumulé plus d'un million de shekels de dettes. Le juge David Shaul Gabai Richter a statué qu'elle obtiendrait une libération de dettes en ne versant que 21 600 NIS, tout en conservant ses indemnités de licenciement et son fonds de formation professionnelle.

La débitrice, qui vit dans un appartement HLM d'Amidar, a raconté une vie marquée par une extrême précarité, ayant grandi dans une famille touchée par la maladie mentale et le handicap. Après avoir quitté le foyer familial, elle a épousé un toxicomane, rendant toute vie normale impossible. La tragédie s'est abattue sur sa famille, notamment lorsque l'un de ses enfants a reçu un diagnostic de cancer.

Un combat quotidien pour la survie

Représentée par l'avocate Bat-El Ozari, elle a fait valoir que ces dettes remontaient à une quarantaine d'années, du temps de son mariage, et qu'elles avaient servi exclusivement à ses besoins de subsistance essentiels. "Quel est mon péché ? D'avoir voulu élever quatre enfants ?", a-t-elle déclaré devant le tribunal, demandant à pouvoir enfin vivre dignement.

Son employeur a témoigné que les dettes n'avaient jamais servi à des superflus, mais à des produits de première nécessité comme le lait maternisé. Le tribunal a pris en compte son travail acharné comme femme de ménage qu'elle commence chaque jour à 5h00 du matin.

Une décision judiciaire clémente

Bien que l'administrateur judiciaire et le syndic aient exigé des remboursements plus élevés et la saisie des actifs financiers, le juge Gabai Richter a fait preuve d'une profonde clémence.

"Parfois, ce que le papier peut supporter, le cœur ne le peut pas", a écrit le juge à propos des épreuves de la requérante.

Le magistrat a ainsi fixé un plan de remboursement modéré de 21 600 NIS répartis en 36 mensualités égales de 600 NIS, lui permettant de conserver ses fonds d'épargne pour préserver sa dignité.

Dans la même rubrique