L'Italie instaure une taxe de sortie de 26 % pour les ultra-riches
L'Italie instaure une taxe de sortie de 26 % sur les plus-values latentes pour les résidents fortunés possédant plus de 800 000 euros, menaçant l'attractivité du pays.

Le projet de budget présenté par le gouvernement italien introduit une mesure fiscale controversée qui pourrait redéfinir l'attractivité du pays pour les ultra-riches. Selon cette nouvelle disposition, toute personne possédant des actifs supérieurs à 800 000 euros qui décidera de quitter le territoire devra s'acquitter d'un impôt de 26 % sur les plus-values latentes de ses entreprises. Cette règle entrera en vigueur le 1er janvier 2027 et s'appliquera spécifiquement aux contribuables ayant été résidents fiscaux en Italie pendant six des dix dernières années.
Ces dernières années, l'Italie s'était imposée comme une destination privilégiée pour les contribuables fortunés fuyant les réformes fiscales en France ou au Royaume-Uni. Le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni avait attiré environ 3 600 millionnaires l'année dernière grâce à un forfait fiscal incitatif de 100 000 euros par an sur les revenus étrangers, un montant qui a ensuite été relevé à 300 000 euros. Cet afflux massif a stimulé le marché immobilier de luxe, tant dans les grandes métropoles que sur le littoral méditerranéen, selon les données du cabinet Henley.
Confronté à des prévisions de croissance modeste et à la nécessité de diversifier ses sources de revenus, Rome espère que cette taxe de sortie rapportera environ 3,4 milliards d'euros en 2027, puis 6,7 milliards d'euros par an entre 2028 et 2031. Néanmoins, plusieurs fiscalistes avertissent que cette décision soudaine risque d'éroder la confiance des investisseurs internationaux, incitant potentiellement ces grandes fortunes à se tourner vers d'autres destinations européennes comme le Portugal.





