Retraites : levier de bouclier contre la suppression de l'obligation pour les jeunes
L'Association des maisons de placement critique le projet d'exempter les moins de 40 ans de cotisations de retraite obligatoires, estimant que cela creusera les inégalités et réduira les rentes futures.

L'Association des maisons de placement s'est vigoureusement opposée à l'initiative du professeur Avi Simhon, président du Conseil national de l'économie, visant à exempter les travailleurs de moins de 40 ans de l'obligation de cotiser à un fonds de pension. Dans une lettre adressée à M. Simhon le 1er novembre par le directeur général de l'association, Me Nimrod Sapir, l'organisation avertit que cette mesure nuira aux populations ciblées, creusera les inégalités sociales et réduira drastiquement les futures pensions de retraite.
La proposition, publiée en septembre par le Conseil national de l'économie, suggère de dispenser les salariés de moins de 40 ans de verser leur part de l'épargne retraite, qui s'élève actuellement à 6 % du salaire. Les cotisations patronales resteraient inchangées. Selon le conseil, cette mesure permettrait d'augmenter le salaire net des jeunes travailleurs d'environ 500 shekels par mois, au détriment de la rente future. Les salariés auraient toujours la possibilité de cotiser sur une base volontaire.
Risques pour l'épargne à long terme
L'association reconnaît que les jeunes actifs font face à des charges financières lourdes, notamment le logement et l'éducation des enfants, mais estime que la méthode retenue est erronée. Selon Me Sapir, le projet affaiblit le principe fondamental de la retraite obligatoire, qui repose sur une capitalisation à long terme et sur les intérêts composés. Les analyses montrent que la suppression de cette épargne pourrait priver les futurs retraités de dizaines de milliards de shekels de gains.
L'association conteste également les hypothèses économiques du conseil, arguant que les salariés à faible revenu utiliseront ce surplus pour la consommation immédiate tandis que les plus aisés continueront d'épargner pour profiter d'avantages fiscaux. De plus, l'essor de l'intelligence artificielle pourrait générer une instabilité sur le marché du travail, rendant difficile le rattrapage des cotisations manquées.
Alternatives proposées
Selon les calculs de l'organisation, la réduction des cotisations salariales augmentera mécaniquement la proportion des fonds consacrée à la couverture d'assurance au détriment de l'épargne pure. L'association suggère des solutions de rechange :
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Limiter l'allègement fiscal à certaines tranches de salaires.
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Réduire les impôts pour accroître le revenu disponible.
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Orienter les fonds libérés vers des produits d'épargne plus liquides.
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Inverser le mécanisme par défaut pour maintenir l'épargne automatique, avec une option de sortie active après conseil.
L'association conclut que la responsabilité d'accroître le revenu net des citoyens incombe au gouvernement et ne doit pas se faire au détriment de leur sécurité financière future.





