De violentes manifestations contre la vie chère agitent l'Italie
De violentes manifestations contre la vie chère ont éclaté à Milan et Bologne en Italie, entraînant des heurts avec la police et de nombreux dégâts.

Des émeutes violentes à Milan et Bologne
De violentes manifestations contre la vie chère et les guerres ont éclaté samedi à Milan et Bologne, propageant des mouvements de contestation similaires observés en France. Des manifestants masqués ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, incendié des barricades et causé d'importants dégâts matériels. La police a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.
Le centre de Milan s'est transformé en zone d'affrontements près de la cathédrale du Duomo. Les casseurs ont pillé des boutiques, brûlé des barricades de fortune et endommagé un véhicule des Carabiniers. La violence s'est propagée dans la galerie Vittorio Emanuele II, vidant les lieux de leurs touristes et acheteurs tandis que la station de métro centrale fermait.
Condamnations et réactions politiques
Selon les agences de presse italiennes, au moins deux policiers ont été blessés et une cinquantaine de manifestants interpellés, incluant des mineurs. À Bologne, la police a également utilisé des canons à eau pour disperser la foule, procédant à sept arrestations supplémentaires au milieu de drapeaux palestiniens.
Manifester est un droit, mais incendier nos villes n'en est pas un. Les manifestants ne peuvent pas prendre nos cités en otage.
— Giorgia Meloni
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a vivement condamné les violences, accusant les émeutiers d'exploiter la colère sociale pour semer le chaos. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a également réprouvé ces actes tout en reconnaissant la légitimité des motifs initiaux.
Vague de contestation en Europe
Des mobilisations d'ampleur ont secoué d'autres pays européens ce week-end. En Belgique, des heurts ont opposé des étudiants à la police à Bruxelles. En Albanie, des manifestants ont réclamé la démission du Premier ministre Edi Rama, tandis qu'à Lisbonne, des dizaines de milliers de personnes ont défilé pacifiquement contre la crise du logement.




