Espagne : la division de l'extrême gauche fragilise le Premier ministre
La division de l'extrême gauche en Espagne compromet les chances de Pedro Sanchez pour les élections, alors que la droite domine les sondages.

Les partis d'extrême gauche en Espagne ont annoncé qu'ils se présenteront séparément aux prochaines élections anticipées, portant un coup dur aux espoirs de réélection du Premier ministre Pedro Sanchez. Après l'échec des négociations pour une alliance, le camp progressiste fait face à un défi majeur alors que la droite conserve une large avance dans les sondages.
L'échec des négociations de coalition
Au centre du litige se trouvent deux forces politiques majeures : Sumar, la plateforme de gauche du gouvernement actuel, et Podemos. Des mois de tractations ont échoué en raison de désaccords sur le leadership dans les circonscriptions clés de Madrid et de Barcelone. Podemos a proposé des primaires ouvertes, une option rejetée par Sumar en raison des délais.
Suite à la rupture des discussions, Podemos a scellé un accord avec la Gauche républicaine de catalonie (ERC). De son côté, Ada Colau, figure de Sumar, a exprimé sa profonde déception face à l'incapacité de la gauche à présenter un front uni, ce qui pourrait pénaliser lourdement le camp progressiste.
Impact sur Sanchez et avance de la droite
Pour le Premier ministre Pedro Sanchez, cette division représente un lourd handicap politique. Sanchez dépend des alliés de gauche pour espérer conserver le pouvoir après le scrutin du 29 novembre. Les moyennes des sondages placent le Parti populaire (PP) en tête avec 32.2% des intentions de vote, devant le Parti socialiste (PSOE) à 26.4%, tandis que Vox atteint 18.8%.



