Israéliens émigrés : « Nous avons choisi de partir pour vivre sans peur »
Une étude de l'Université de Tel-Aviv révèle que plus de 90 000 Israéliens ont quitté le pays en 2025 pour au moins trois mois. Le désespoir, l'insécurité et le coût de la vie sont les principales raisons évoquées.
Un sentiment de désespoir, une perte de confiance envers l'État, la situation sécuritaire, le coût de la vie et le désir d'offrir aux enfants un avenir plus sûr sont quelques-unes des raisons principales avancées par les Israéliens ayant émigré à l'étranger. Une nouvelle étude préoccupante, publiée lundi par l'Université de Tel-Aviv, révèle que plus de 90 000 Israéliens ont quitté le pays en 2025 pour une période d'au moins trois mois.
Ces conclusions reflètent une tendance croissante : environ 268 000 Israéliens ont quitté le pays au cours des trois dernières années. Dans des entretiens accordés à Ynet, ces expatriés précisent qu'ils n'ont pas à s'excuser, soulignant qu'ils recherchaient avant tout la paix et la sécurité personnelle.
Anna Sichaks (42 ans), qui a émigré au Portugal en mars 2025 avec sa famille, évoque une accumulation de problèmes, allant du harcèlement homophobe ignoré par les autorités aux conséquences du 7 octobre. « Ce n'est pas l'atmosphère dans laquelle nous voulions élever nos filles. Nous avons perdu espoir en un avenir meilleur en Israël », confie-t-elle. Selon Anna, la vie au Portugal leur a apporté un sentiment de calme et de bienveillance qui leur manquait cruellement.
Sharon Diner (35 ans), installée à Prague, souligne également des facteurs économiques et sécuritaires : « Depuis la naissance de notre fille, l'état de guerre est devenu un fardeau insupportable. Ici, en République tchèque, nous payons moins cher pour un logement de meilleure qualité, et notre fille bénéficie d'une éducation internationale dans un environnement serein. »
Hadar Tzur (50 ans), partie vivre à Prague avec sa fille, explique que la peur constante a été le facteur décisif : « Il est difficile d'expliquer ce que signifie vivre sans la crainte permanente d'un attentat ou de tirs de roquettes. Nous étions habitués à vivre dans une tension constante, et ici, dans le calme de Prague, nous réapprenons à vivre avec un sentiment de sécurité. »




