Israël modifie la formule de calcul de la taxe d'achat des véhicules
Le ministère de la Protection de l'environnement a introduit une nouvelle formule de calcul de la taxe d'achat des véhicules, applicable en janvier. Ces changements pourraient renchérir les hybrides rechargeables et les voitures électriques.

Le ministère de la Protection de l'environnement a publié la semaine dernière les principes directeurs pour modifier la méthode de calcul des facteurs d'émission de polluants des véhicules, qui déterminent la taxe d'achat. La nouvelle formule entrera en vigueur en janvier prochain. Il s'agit d'un changement significatif, les procédures actuelles étant en vigueur depuis une décennie, qui pourrait rendre les hybrides rechargeables plus onéreux et affecter la fiscalité des véhicules électriques.
Structure fiscale actuelle
En Israël, les véhicules sont classés en deux groupes : les électriques (taxe d'achat de 52 %) et tous les autres (83 %). Il y a dix ans, l'État a instauré un système de crédit d'impôt pour les véhicules non électriques, permettant de déduire jusqu'à 18 000 shekels selon une formule complexe basée sur cinq polluants.
La nouvelle formule
La proposition du ministère introduit une approche plus sophistiquée, prenant en compte quatre types d'émissions :
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Émissions à chaud : polluants émis lorsque le moteur atteint sa température de fonctionnement stable.
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Émissions à froid : émissions depuis le démarrage jusqu'à ce que le moteur et les catalyseurs soient optimaux. Cela affecte particulièrement les hybrides rechargeables, dont le moteur thermique fonctionne souvent à « froid ».
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Émissions dues à l'usure : particules générées par l'usure mécanique des pneus et des plaquettes de frein. Cela concerne tous les véhicules, y compris les électriques.
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Émissions par évaporation : vapeurs de carburant provenant du système d'alimentation.
Implications pour le marché
Israël a adapté le modèle européen COPERT, en phase avec les normes Euro 7. Les données sont fournies par les constructeurs. Bien que certains véhicules puissent basculer dans des catégories de pollution plus élevées, réduisant ainsi leur crédit d'impôt, l'impact final sur les prix de vente reste incertain. La concurrence féroce sur le marché, notamment de la part des constructeurs chinois, pourrait inciter les importateurs à absorber les coûts ou à négocier des remises supplémentaires pour maintenir leurs ventes.





