Israël craint : un retrait unilatéral du Liban entraînera une mesure similaire en Syrie sous la pression américaine

Au sein de l'appareil de sécurité, la crainte grandit que l'administration Trump n'exerce une forte pression politique et ne force Israël à un retrait unilatéral du Sud-Liban. Cette manœuvre, déjà évoquée par de hauts responsables américains, suscite des inquiétudes quant à une trajectoire similaire qui serait imposée à la bande de Gaza. Pendant ce temps, malgré le cessez-le-feu, Tsahal continue de frapper avec intensité.

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Israël craint : un retrait unilatéral du Liban entraînera une mesure similaire en Syrie sous la pression américaine
Photo : צילום: Walla.co.il

Le cabinet politico-sécuritaire n'a pas résisté à la pression, et sur fond de pressions internationales, il a été décidé hier (dimanche) d'introduire des forces multinationales et de promouvoir des arrangements de contournement qui n'attendent pas le démantèlement complet des infrastructures terroristes du Hamas. Des responsables de la sécurité estiment que si le Premier ministre Benyamin Nétanyahou ne parvient pas à freiner ou à atténuer la pression des États-Unis sur la scène libanaise, la prochaine étape sera un retrait de Syrie.

Au sein de l'appareil de sécurité, la crainte grandit que l'administration de Donald Trump n'exerce une pression politique particulièrement forte et ne force Israël à un retrait unilatéral du Sud-Liban, avant même que la démilitarisation de la zone des armes et des infrastructures terroristes du Hezbollah ne soit achevée.

La manœuvre qui se dessine, déjà évoquée par de hauts responsables de l'administration américaine, a été accueillie à Jérusalem par une réponse ferme selon laquelle Israël n'a pas l'intention de se retirer. Cette démarche accroît l'inquiétude au sein de l'appareil de sécurité concernant une trajectoire similaire promue dans la bande de Gaza.

La source de la tension réside dans le contenu de la rencontre du président libanais la semaine dernière à la Maison Blanche avec le président Donald Trump, à la suite de laquelle les évaluations en Israël se multiplient selon lesquelles Washington pourrait tenter d'imposer un plan d'accélération politique qui se ferait au détriment de la réalisation de tous les objectifs de sécurité d'Israël au Sud-Liban.

Par ailleurs, selon des rapports au Liban et de la part de citoyens du côté israélien, au cours des dernières 24 heures, Tsahal a continué à détruire les infrastructures terroristes du Hezbollah dans plus de dix localités du Sud-Liban, notamment à Mays al-Jabal, à la périphérie de la ville de Bint Jbeil, Tibnine, Rchaf, Al-Qantara et Yaroun.

De plus, l'armée de l'air a mené plusieurs frappes dans la région de Marjeyoun, au sud du Litani, pour éliminer une menace immédiate contre les forces, où des mouvements suspects ont été effectués dans une zone où personne n'est censé se trouver à l'exception des forces de Tsahal.

En outre, des tirs d'artillerie ont été signalés contre une activité suspecte dans la région de Chamaa (près du village se trouve le quartier général du secteur ouest des forces de la FINUL), district de Tyr, à environ six kilomètres de la frontière israélienne, dans la zone du village de Mays al-Jabal face au moshav Avivim et à la forêt de Baram en Haute Galilée, et vers la crête d'Ali al-Tahir.

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