Volleyball : l'Israël entame l'Euro face à l'Ukraine avec ambition
L'équipe masculine de volley-ball d'Israël affronte l'Ukraine pour ses débuts à l'Euro. Le jeune prodige Shay Liberman évoque son parcours entre tragédie familiale et ambitions en Europe.

L'équipe nationale masculine de volley-ball d'Israël entame demain à 19h00 sa campagne pour le Championnat d'Europe face à l'Ukraine, et il est impossible de ne pas ressentir l'émotion dans l'air. À quel point la phase de groupes qui s'ouvre en Bulgarie — avec la Finlande, l'Italie et la Roumanie également pays hôtes — est-elle historique ? L'année dernière, lorsque l'équipe israélienne s'est qualifiée pour le tournoi, elle a brisé une disette de 54 ans. Certes, il y a eu des moments où elle a participé au tournoi, comme à l'été 2023, mais cela s'était produit uniquement parce qu'elle accueillait un groupe. Cette fois, l'accomplissement est purement sportif.
Une étoile montante façonnée par l'épreuve et l'ambition
L'un des joueurs de cette génération talentueuse issue de la discipline est Shay Liberman, 20 ans, qui a traversé une année particulièrement intense. Il a quitté le club italien de Sonpar, a rejoint le club français de Nice pour accumuler du temps de jeu, avant de s'engager avec Chaumont. Avant le championnat senior, il a également eu le temps de disputer des compétitions avec la sélection israélienne des moins de 22 ans et avec l'équipe senior lors de la Ligue européenne (où le billet pour le championnat de 2028 a été acquis). Sur le plan personnel, il a traversé une tragédie familiale avec le décès de son père, Sergio, des suites d'un combat contre le cancer.
Malgré toute la charge émotionnelle et sportive, Liberman conserve un esprit positif et optimiste :
« Quand la saison s'est terminée en avril, je savais quel été chargé m'attendait. D'un autre côté, la période avec l'équipe nationale est la plus agréable de l'année. Je joue avec des personnes que je connais depuis des années, j'ai vécu des moments privilégiés avec eux et, en fin de compte, ce sont mes meilleurs amis. »
Comment se sont déroulés les préparatifs ? « Tous les entraînements et les matchs ont constitué une excellente préparation pour le Championnat d'Europe, qui est le grand événement de l'été, le plus important. Il y a beaucoup d'émotion, c'est imminent. Je me souviens du championnat il y a trois ans à Tel-Aviv, de l'expérience. J'ai toujours voulu y être, et maintenant nous avons le sentiment d'y appartenir. Nous méritons d'être au Championnat d'Europe. »
Progresser par le terrain et viser les huitièmes
Cette fois, vous vous qualifiez par le terrain et non par le statut d'hôte. Une véritable progression.
« Tout à fait. En fin de compte, nous nous qualifions non pas en raison d'un ou deux matchs, mais grâce à une série de rencontres faites de victoires, de défaites et de folie pendant deux étés. Il y a eu une construction, un plan, pour en arriver là. Nous avons réussi, c'est fou. C'est arrivé grâce à notre seul effort. Notre chimie existe depuis plusieurs années et nous nous sentons très prêts. »
Les quatre premières équipes du groupe accèdent aux huitièmes de finale. Est-ce possible ? « Il est important d'arriver avec l'esprit ouvert, où tout peut arriver. Il y a des matchs que, sur le papier, nous devons gagner, mais si nous n'adoptons pas cette approche pour chaque rencontre, nous ne réussirons pas. Nous ferons tout notre possible en phase de groupes pour atteindre les huitièmes de finale, c'est notre objectif. Notre direction n'est pas seulement de participer, mais de frapper fort. Nous en sommes capables. »
L'avenir européen et les ambitions de Liberman
Après son passage à Nice, Liberman a franchi une nouvelle étape professionnelle en signant à Chaumont, l'un des clubs phares de la ligue française qui lutte régulièrement pour les titres. « C'est une petite ville, éloignée de tout, mais elle possède une histoire folle en volley-ball. C'est une équipe respectée, et je suis ravi d'y aller même si cette année nous ne serons pas en compétition européenne. »
Comment résume-t-il la saison à Nice ? « C'était très difficile parce que mon père, Sergio, est décédé au début, et en même temps très bien. C'était la première saison où j'ai réellement joué. Sur le plan professionnel, nous aurions pu aller plus loin. Nous avons perdu en finale de la Coupe. Dans l'ensemble, ce a été une expérience extraordinaire. »
Interrogé sur ses rêves futurs, Liberman conclut : « Mon rêve est de rester en Europe, de jouer le plus d'années possible, d'y continuer tout ce qui touche à la conquête de titres et d'apprécier le chemin. Le plus grand rêve ? Rejouer en Italie. J'ai ce désir personnel. Maintenant, je suis concentré sur Chaumont et j'espère réaliser une bonne saison. Je suis enthousiaste, mais avant tout, place au Championnat d'Europe. »





