La police israélienne lance le programme Tnufa pour renforcer ses effectifs
La police israélienne a lancé le programme "Tnufa" pour créer 650 postes et améliorer les conditions des agents, tout en réaffirmant son indépendance face au ministre Itamar Ben Gvir.

La police israélienne lance le programme "Tnufa" pour renforcer ses effectifs
Le chef de la police israélienne, le commissaire général Danny Levy, a réuni le haut commandement et des représentants de sept commissariats clés pour lancer le programme "Tnufa" (Élan). Cette initiative vise à surmonter les défis liés au personnel en ouvrant 650 nouveaux postes et en récompensant 400 agents méritants avec des avantages tels que des bourses d'études universitaires et un meilleur bien-être.
Au cours de la présentation, le commissaire Levy a évoqué les tensions avec le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, en insistant sur le caractère républicain et étatique de l'institution. "Nous sommes une organisation étatique jusqu'à la douleur et, même lorsque l'on nous frappe, y compris par notre ministre, nous ne répondrons pas de manière irrespectueuse", a déclaré Levy, affirmant que les promotions relèvent exclusivement du commandement de la police.
Modernisation des commissariats et renforcement du terrain
Le programme cible sept postes stratégiques, notamment à Nazareth, à la station Sharat à Tel-Aviv, à Binyamin, à Eiron, à Lod et à Shuafat. Selon le surintendant Nir Nagar, l'objectif est de dynamiser ces commissariats pour garantir un service professionnel et rapproché des citoyens en détresse.
"Nous croyons que si les policiers de terrain sont satisfaits, ils recommanderont le service à leurs amis, ce qui renforcera la sécurité publique", a souligné Nir Nagar.
La direction suivra les progrès du recrutement et l'amélioration du climat social à l'aide de questionnaires réguliers, réaffirmant la force et la fierté de la police israélienne.
Garantir l'intégrité des prochaines élections
En vue des prochaines échéances électorales, le commissaire Levy a adressé un avertissement ferme concernant la protection du processus démocratique. Il a assuré que la police veillerait à ce que chacun puisse voter librement, concluant par un message fort : "Nous sommes une police fière, bonne et forte, nous ne sommes le sac de frappe de personne."



