Assurance en Israël : un taux de solvabilité de 159 % en 2025 selon S&P

Un rapport de S&P Global Ratings montre que le taux de solvabilité des assureurs israéliens s'établit à 159 % fin 2025. Malgré cet écart avec l'Europe, leur rentabilité et la concentration du marché garantissent un profil stable.

Assurance en Israël : un taux de solvabilité de 159 % en 2025 selon S&P
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Les compagnies d'assurance israéliennes affichent une forte rentabilité, mais leurs coussins de fonds propres restent inférieurs aux standards européens, selon un rapport publié par S&P Global Ratings. L'analyse indique que le taux de solvabilité moyen des assureurs israéliens s'établissait à environ 159 % fin 2025, contre près de 230 % pour un groupe de référence de 36 compagnies européennes.

L'agence de notation précise toutefois que la comparaison n'est pas strictement linéaire, les exigences de capital variant entre Israël et l'Europe. Une partie de cet écart s'explique par la présence d'assureurs mutuels dans l'échantillon européen, qui tendent à maintenir des réserves de capital plus élevées. En Israël, les compagnies portent des passifs historiques en assurance-vie et investissent une part plus importante de leurs actifs en actions, ce qui majore leurs besoins en fonds propres réglementaires.

Malgré cet écart, S&P anticipe que les assureurs israéliens conserveront un profil de crédit stable d'ici 2027, soutenus par leur rentabilité. L'agence met cependant en garde contre les risques géopolitiques et les conflits qui pourraient accroître la volatilité des marchés financiers. Les assureurs israéliens détiennent 22 % de leurs portefeuilles d'investissement en actions, contre seulement 10 % en Europe, les rendant plus vulnérables aux retournements de marché.

La concentration du secteur constitue un autre moteur de rentabilité. Les cinq principaux groupes d'assurance—parmi lesquels Phoenix Holdings et Harel Assurances—concentrent 78 % des primes. Cette structure favorise la discipline tarifaire, au détriment toutefois d'une concurrence agressive qui aurait pu profiter aux consommateurs. Par ailleurs, le secteur de l'assurance automobile montre des signes de modération des tarifs grâce à la transparence des prix et aux canaux numériques.

En outre, les groupes israéliens bénéficient de la gestion de l'épargne publique à travers les fonds de pension, une activité renforcée depuis la réforme Bachar en 2005. Cette source de revenus réguliers, combinée à l'expansion des activités de crédit, permet aux assureurs de diversifier leurs profits et de maintenir une rentabilité adéquate malgré les incertitudes macroéconomiques.

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