Une vague record de deepfakes frappe les campagnes électorales en Israël
Une vague record de deepfakes électoraux frappe les campagnes israéliennes, touchant désormais le secteur harédi alors que la Commission électorale publie un guide de vérification.

Les données d'utilisation concernant les vidéos étiquetées comme deepfakes révèlent que la vague de manipulation visuelle synthétique a atteint un nouveau sommet marquant, battant les records des semaines précédentes. Après une offensive mi-octobre d'environ 35 publications quotidiennes, une nouvelle poussée a fait grimper les chiffres, culminant à un record absolu de 38 faux vérifiés publiés en une seule journée.
Ces chiffres démontrent qu'à l'approche du jour du scrutin, les états-majors de campagne ont totalement retiré leurs gants, déployant des technologies de falsification avancées à pleine capacité. Les données reflètent une transition vers une cyberguerre informationnelle totale dans la dernière ligne droite.
De manière inédite, cette tendance a profondément pénétré les campagnes ciblant le secteur harédi. Alors que le parti Shas est réputé pour son utilisation de vidéos synthétiques, cette semaine a marqué un tournant avec la publication de la toute première vidéo deepfake par Judaïsme unifié de la Torah, faisant son entrée officielle dans l'arène.
Par ailleurs, le parti HaTsibour HaHaredi a publié un clip simulant une émission fictive de sondage de sortie des urnes sur la chaîne 14, dépeignant la formation comme la grande surprise électorale. Cette utilisation manipulative vise à insuffler un sentiment de victoire inévitable.
Comment prévenir l'influence illicite le jour du vote
La principale crainte est que de fausses informations n'influencent le scrutin. Pour y faire face, la Commission électorale centrale a publié un guide proposant des outils pour identifier les signaux d'alerte et vérifier l'information.
Selon le guide, intitulé « Attends, est-ce que ça tient la route ? », il est impératif de marquer une pause, de vérifier l'origine de la publication et de rechercher des sources indépendantes avant de partager le moindre contenu.
La commission recommande également d'examiner le contexte et d'identifier les manipulations émotionnelles, telles que l'absence de dates, des archives recyclées ou des messages incitant à la peur. Les publications urgentes exigeant un partage immédiat constituent un signal d'alarme majeur.




