L'Iran Célèbre 200 Jours de Rassemblements Pro-Régime en Pleine Crise Économique
L'Iran marque le 200e jour de rassemblements continus pro-régime, une stratégie de propagande visant à afficher l'unité nationale malgré une crise économique profonde.

Les médias proches du régime iranien diffusent chaque nuit des images de manifestations de soutien au pouvoir dans plusieurs villes du pays, marquant ainsi le 200e jour de rassemblements continus. Cette propagande vise à projeter une image de cohésion nationale et de soutien populaire, alors que la population subit une crise économique aggravée et une répression sévère. Malgré ces difficultés, le régime s'appuie sur un noyau dur de partisans qui continuent de se rassembler sur les grandes places publiques.
Mobilisation et Discapours Officiels
À l'occasion du 200e jour de ces rassemblements, de hauts responsables iraniens ont salué la fidélité des manifestants. La milice des Bassidj a affirmé que la nation iranienne resterait dans la rue aussi longtemps que nécessaire. De leur côté, le chef d'état-major Ali Abdollahi et le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Mohsen Rezaei ont souligné que l'unité populaire renforce la résilience nationale face aux pressions extérieures.
« Votre présence et votre unité sont ce qui a renforcé le moral des combattants, amplifié la résilience nationale et semé la peur dans le cœur de l'ennemi », a déclaré Ali Abdollahi.
Les rassemblements nocturnes, notamment sur la place Abouzار à Téhéran, ont été marqués par des démonstrations de force militaire, incluant des expositions de drones et de missiles, ainsi que des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. Les autorités ont également mis en avant la campagne de volontariat pour le sacrifice de la patrie, cherchant à démontrer la disposition des partisans à défendre le régime.
Analyse de la Stabilité du Régime
Danny Citrinowicz, chercheur principal à l'Institut d'études de sécurité nationale (INSS) et ancien chef de la division Iran au sein du renseignement militaire (Aman), estime qu'il ne faut ni exagérer ni sous-estimer ces mobilisations. Selon lui, ces rassemblements réguliers envoient un double message : afficher une apparente unanimité au niveau international et décourager l'opposition intérieure en montrant que la rue est contrôlée par les partisans du pouvoir.





