Indonésie : arrestation de hauts gradés pour écoutes illégales

La police indonésienne a arrêté trois hauts responsables, dont le chef de cabinet, pour écoutes illégales visant le président Prabowo.

Indonésie : arrestation de hauts gradés pour écoutes illégales
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

La police indonésienne a arrêté trois hauts fonctionnaires de police, dont le nouveau chef de cabinet du président, soupçonnés d'avoir mis sur écoute illégalement les appels téléphoniques du président Prabowo Subianto et d'autres personnalités publiques. Ces arrestations surviennent alors que l'administration fait face à une baisse de sa cote de popularité et à une crise économique marquée par la fuite des capitaux et la dépréciation de la monnaie locale.

Le chef de l'Agence d'enquête criminelle de la police indonésienne, Asep Sapedi, a déclaré que les trois hommes sont accusés d'avoir effectué des écoutes clandestines de 2025 jusqu'à récemment. Les cibles de cette surveillance comprenaient des hauts fonctionnaires, des politiciens, des dirigeants d'organisations, des journalistes et des hommes d'affaires. Selon la police, les écoutes ont été réalisées sans demande formelle auprès des autorités répressives. Les suspects, poursuivis pour cybercriminalité et écoutes illégales passibles de dix ans de prison, ont également tenté le mois dernier d'effacer les registres du système d'interception de la police afin de détruire les preuves.

La police s'est abstenue de publier les noms complets des suspects, se limitant à leurs initiales. Le gouvernement a confirmé que figure parmi eux Listyo Sigit Prabowo, qui n'a aucun lien de parenté avec le président et qui occupait les fonctions de commissaire général de police avant d'être nommé chef de cabinet présidentiel le mois dernier.

Les médias indonésiens ont rapporté que les deux autres suspects sont le chef du département juridique de la police et un autre officier supérieur. Treize personnes ont été interrogées dans le cadre de cette affaire. Le ministre indonésien des Affaires juridiques, Yusril Ihza Mahendra, a indiqué que le président avait été informé des détails de l'enquête. Il a souligné qu'aucun élément ne relie pour l'instant les suspects à des infractions de trahison et que le mobile reste indéterminé. D'après lui, la surveillance téléphonique a débuté à peine deux mois après l'investiture du président.

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