"Ils ont dit que c'était un gadget" : 13 ans plus tard - Le Revivo Project règle ses comptes
"Tu es au feu rouge et quelque chose que tu as créé passe à la radio" : les membres du Revivo Project lancent un nouvel album de chansons pour enfants, se préparent aux spectacles de Selihot et reviennent sur les grands moments de leur carrière.
La rubrique du week-end « 7 Boom » de « Maariv Culture » continue d'inviter les artistes israéliens de premier plan à une conversation franche sur leur parcours, les coulisses et leurs nouveaux projets. Ce matin, les invités sont les membres du « Revivo Project », qui célèbrent 13 ans d'activité en tant que groupe devenu un phénomène culturel exceptionnel.
Parallèlement à une tournée de spectacles spéciaux de Selihot avec l'Orchestre andalou israélien d'Ashdod, le groupe surprend en lançant pour la première fois un album de chansons pour enfants. Le projet comprend 11 classiques israéliens dans des arrangements frais, une collaboration avec Tzipi Shavit et des clips animés créés par intelligence artificielle, dans le but de connecter la jeune génération aux chansons de leurs parents.
Comment commencez-vous votre journée ?
Nir Ben Menachem : « Un café noir. Sans aucun doute. Je n'ai pas besoin de grands rituels, mais sans mon café noir, la journée commence de travers. C'est mon moment pour me recentrer. Ceux qui me connaissent savent qu'il vaut mieux ne pas me parler avant le premier café. »
Raviv Ben Menachem : « Un café latte (Afouh). J'ai besoin de ce moment le matin avant que les appels et le travail ne commencent. Quelques minutes pour remettre mes idées en place, et ensuite je peux commencer. »
Eliran Tzur : « Les bénédictions du matin (Birkat HaShahar). Avant le téléphone et le bruit, il est important pour moi de commencer avec gratitude. Cela me remet en perspective et me rappelle de commencer avec foi. »
Les œuvres qui ont changé votre vie
Nir Ben Menachem : « Jeune garçon, je suis allé à un concert de Haim Moshe. En le regardant sur scène, j'ai senti que quelque chose se passait en moi. C'est là que j'ai décidé de devenir chanteur. Ce concert a changé mon cours. »
Raviv Ben Menachem : « "Rikoud Romanti" (Danse romantique) d'Ishay Levi. En travaillant avec lui, j'ai compris que je voulais me concentrer sur la production. Quand je regarde en arrière, je vois un véritable tournant. »
Eliran Tzur : « Curieusement, l'œuvre qui a changé ma vie n'était pas censée devenir ce qu'elle est. Je suis arrivé au studio de Raviv pour enregistrer une chanson personnelle, et nous avons fini par enregistrer le premier medley du Revivo Project. Parfois, tu arrives avec un plan et tu en sors avec une carrière différente. »
Le moment du succès
Nir Ben Menachem : « Mon moment le plus significatif n'était pas sur scène mais dans ma vie personnelle, quand ma fille aînée est née. J'ai grandi sans père, donc devenir père moi-même a été une révolution. C'était plus grand que n'importe quelle réussite professionnelle. »
Raviv Ben Menachem : « Après la mise en ligne de nos trois premiers medleys sur YouTube. J'ai commencé à les entendre sortir des voitures sur la route. Tu es à un feu rouge, à côté il y a une voiture, et quelque chose que tu as créé passe à la radio. C'est là que j'ai réalisé que cela avait quitté le studio pour devenir la propriété du public. »
Eliran Tzur : « Je m'en souviens clairement. Je travaillais dans une usine quand Raviv et Nir m'ont appelé. Ils m'ont parlé des réactions folles. J'étais dans ma routine, et soudain j'ai compris que ma vie allait changer. »
Sur les critiques et l'avenir
Concernant les choses agaçantes dites sur eux, tous trois s'accordent : « Au début, beaucoup disaient que le projet était un gadget qui disparaîtrait en un an ou deux. Aujourd'hui, après 13 ans, je peux surtout sourire. Le temps a donné la meilleure réponse aux critiques : ils avaient tort, et de façon magistrale. »
Le passage du Revivo Project des grands concerts au contenu pour enfants illustre la portée du groupe et son statut de partie indissociable de la bande originale israélienne pour toute la famille.





