Otages à Gaza : la présidente du CICR regrette un manque de pression
La presidente du CICR, Mirjana Spoljaric, a admis dans le New York Times qu'une pression plus précoce dans les négociations aurait pu sauver la vie de nombreux otages détenus par le Hamas.
Mirjana Spoljaric, presidente du Comité international de la Croix-Rouge, a abordé l'absence d'accès aux otages israéliens détenus par le Hamas dans une interview accordée au New York Times. Elle a admis qu'une pression plus précoce aurait pu sauver de nombreuses vies.
Interrogée sur l'incapacité de l'organisation à rendre visite aux captifs malgré les témoignages sur leurs conditions de détention, Spoljaric a souligné la complexité de la situation. Elle a affirmé que les otages auraient dû être libérés sans conditions dès le premier jour.
L'objectif doit toujours être le retour des otages. Plus le temps passe, plus la tâche devient complexe. Je crois personnellement qu'il aurait fallu exercer des pressions plus tôt dans les négociations. Nous aurions pu sauver plus de vies, beaucoup plus de vies.
Spoljaric a révélé que la question des otages était au cœur de ses rencontres avec les dirigeants du Hamas, dont Ismaïl Haniyeh au Qatar, et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Elle a défendu la neutralité stricte de l'organisation, affirmant qu'y renoncer compromettrait toutes leurs opérations.
Concernant les détenus palestiniens en Israël, Spoljaric a rappelé que le CICR a bénéficié d'un accès pendant des décennies avant le 7 octobre, soulignant que les Conventions de Genève imposent une obligation légale et morale d'autoriser cet accès.