Hyundai prévoit de vendre les robots de Boston Dynamics dans ses concessions

Le PDG de Hyundai, Jose Munoz, a annoncé vouloir utiliser le réseau de concessionnaires et Hyundai Capital pour vendre les robots humanoïdes de Boston Dynamics, prévus en usine dès 2028.

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Hyundai prévoit de vendre les robots de Boston Dynamics dans ses concessions
Photo : ICE / אילון מאסק (צילום שאטרסטוק)

Imaginez-vous entrer dans une concession Hyundai pour choisir une nouvelle voiture, et vous retrouver face à un robot humanoïde. Ce scénario digne de la science-fiction pourrait bientôt devenir une réalité commerciale.

Lors de la journée des investisseurs de l'entreprise, le PDG de Hyundai, Jose Munoz, a révélé que le géant de l'automobile dispose déjà d'un « potentiel de distribution » via son réseau existant de concessionnaires pour vendre des robots. Pour compléter ce dispositif, Hyundai Capital, la branche financière du groupe, étudie déjà des options pour proposer des plans de financement pour l'achat de ces robots, sur le modèle exact de ce qui se fait aujourd'hui pour les véhicules.

Cette initiative majeure s'appuie sur l'une des acquisitions les plus marquantes de ces dernières années dans le secteur technologique : en 2021, Hyundai a racheté environ 80 % de la célèbre entreprise de robotique américaine Boston Dynamics, pour une transaction évaluée à 1,1 milliard de dollars. Depuis, la robotique est passée du statut d'expérimentation secondaire à celui de pilier stratégique pour Hyundai, qui cherche à fusionner ses capacités de production de masse avec la technologie de pointe américaine.

Atlas : le robot humanoïde électrique

Le produit phare de cette stratégie est Atlas, un robot humanoïde entièrement électrique conçu pour les tâches physiques. Contrairement aux robots industriels classiques, Atlas possède une structure proche du corps humain : il peut se déplacer, se baisser, soulever des charges et modifier sa posture. Boston Dynamics l'a déjà présenté en action, soulevant et déplaçant un petit réfrigérateur d'environ 23 kilogrammes. L'entreprise a annoncé avoir lancé la production de la version commerciale, les premières unités étant destinées à des environnements industriels.

Hyundai n'entend pas perdre de temps. Selon les plans du groupe, Atlas devrait être intégré dans ses usines aux États-Unis dès 2028. En parallèle, Hyundai prévoit d'étendre l'utilisation des robots aux secteurs de la logistique, de l'énergie, de la construction et de la gestion des installations.

Une concurrence industrielle intense

Boston Dynamics exploite déjà plusieurs modèles : le robot quadrupède Spot, utilisé pour l'inspection industrielle et la maintenance (déjà déployé dans les installations de Hyundai), et le robot Stretch, conçu pour le déchargement et le transfert de marchandises. La vision est claire : créer un écosystème complet autour des travailleurs robotiques.

Cette démarche place Hyundai au cœur d'une course technologique mondiale. D'autres constructeurs automobiles intègrent déjà des robots dans leurs usines :

  • BMW teste les robots de la société Figure.

  • Toyota collabore avec Agility Robotics.

  • Mercedes-Benz utilise les robots d'Apptronik.

  • Tesla, sous l'impulsion d'Elon Musk, développe activement Optimus, un robot destiné à terme aux usines et aux foyers.

Les concessions automobiles de demain

À ce jour, les robots humanoïdes sont encore loin d'être des produits de grande consommation. La question reste de savoir si les concessions de quartier se transformeront en boutiques de robotique. Hyundai n'a pas encore précisé si Atlas ciblerait les particuliers, les entreprises ou les deux, et les tarifs ainsi que les dates de lancement public restent inconnus.

Cependant, l'idée d'utiliser un réseau de distribution automobile pour vendre des robots marque un tournant historique : Hyundai ne se considère plus seulement comme un constructeur automobile, mais comme un acteur majeur des machines intelligentes collaborant avec l'homme.

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