La Cour suprême critique l'État face aux violences en Cisjordanie
La Cour suprême a critiqué les autorités pour des défaillances dans l'application de la loi suite à des incidents en Cisjordanie, suscitant les réactions du Premier ministre Binyamin Nétanyahou et du président Isaac Herzog.

La Cour suprême a vivement critiqué l'État lors d'une audience concernant l'accaparement de logements palestiniens dans le village de Qusra, en Cisjordanie, près de Naplouse. Les magistrats ont soulevé de graves questions concernant les défaillances alléguées de l'application de la loi en Cisjordanie.
Les magistrats s'interrogent sur les lacunes
Le juge Ofer Grosskopf a interpellé les représentants de l'État en se demandant pourquoi les fauteurs de trouble sont autorisés à rester sur place. Le juge Khaled Kabub a présenté des données montrant que 95 % des plaintes sont classées sans suite, mettant en doute l'efficacité des mesures prises face aux violences.
"Lorsqu'un délinquant se vante de briser des fenêtres et de causer des dégâts incalculables, de quel genre d'application de la loi s'agit-il ? Où est l'application dans ce cas ?" a déclaré le juge Kabub.
Réactions politiques et internationales
Cette affaire fait suite à un recours déposé par des habitants de Jalud contre le commandant militaire de la Cisjordanie, l'Administration civile, la police israélienne et le ministre de la Défense Israël Katz. Ces violences ont suscité l'indignation internationale.
Le Premier ministre Binyamin Nétanyahou a condamné fermement ces actes de violence commis par une minorité d'individus, tandis que le président Isaac Herzog a estimé que ces agissements constituent une ligne rouge inacceptable.





