La fille d'une otage dénonce l'UNRWA devant le Conseil des droits de l'homme
La fille d'une ex-otage a interpellé le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, dénonçant l'UNRWA tandis qu'un rapport conteste les réformes de l'agence.

Neta Heiman-Mina, la fille de Ditsa Heiman, rescapée de la captivité à Gaza, a pris la parole mardi devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève. Elle a dénoncé le maintien du financement et du soutien à l'UNRWA, rappelant que sa mère âgée de 84 ans avait été séquestrée pendant 48 jours dans le grenier d'un enseignant de l'agence onusienne.
Un témoignage poignant à Genève
Enlevée de son domicile du kibboutz Nir Oz par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, Ditsa Heiman a été retenue en captivité pendant 53 jours avant d'être libérée en novembre de la même année. Selon son témoignage, elle a passé 48 jours enfermée dans des conditions extrêmement dures, avec très peu de nourriture, sous la garde d'un enseignant affilié à l'UNRWA.
« Pendant 48 jours, un enseignant de l'UNRWA a séquestré ma mère dans son grenier, dans des conditions épouvantables et avec très peu de nourriture », a déclaré Mme Heiman-Mina lors d'une intervention organisée conjointement par UN Watch et Ingénieurs du Monde. « Je demande à l'ONU : comment avez-vous pu confier l'éducation de la prochaine génération à Gaza à une personne impliquée dans la prise d'otages d'une femme âgée ? »
Tout en mettant en cause les défaillances de l'agence, elle a précisé qu'elle ne réclamait pas l'interruption des services essentiels pour les habitants de Gaza, mais plutôt la mise en place d'alternatives non compromises par des liens avec le terrorisme.
Remise en question des réformes de l'UNRWA
Ce discours coïncide avec la publication d'un nouveau rapport d'UN Watch intitulé « Report Card on UNRWA Reform », qui conteste les affirmations de l'agence concernant l'application des réformes préconisées après le 7 octobre 2023. Alors que l'UNRWA affirmait avoir achevé 41 des 50 recommandations formulées par le groupe indépendant dirigé par Catherine Colonna, le rapport soutient que la grande majorité des changements restent cosmétiques et que tout au plus 13 recommandations ont été réellement mises en œuvre.





