Disparition de Haymanot Kassau : recours en justice après l'interdiction d'une tente de protestation
Les parents de la disparue Haymanot Kassau et l'Association pour les droits civils saisissent la justice contre l'interdiction d'installer une tente de protestation.

La bataille juridique autour de la disparition de Haymanot Kassau a pris une nouvelle tournure avec un recours déposé devant le tribunal de district de Jérusalem par les parents de la fillette et l'Association pour les droits civils en Israël. Cette action fait suite au refus de la municipalité de Jérusalem d'autoriser l'installation d'une tente de protestation près du bureau du Premier ministre.
La famille demandait à ériger ce campement à l'intersection des rues Zussman et Kaplan pour la période du 23 septembre au 22 octobre 2026. Par cette requête, les parents entendent maintenir la pression publique afin d'exiger l'intensification des recherches pour retrouver leur fille.
Haymanot Kassau a disparu le 25 février 2024 à l'âge de neuf ans, depuis un centre d'absorption à Safed où elle résidait avec sa famille. Malgré des recherches d'envergure et le transfert de l'enquête à l'unité Lahav 433, elle reste introuvable à ce jour. Ses parents poursuivent inlassablement leur combat public.
Arguments juridiques et position municipale
Ces derniers mois, la famille avait essuyé plusieurs refus de la part de la municipalité pour installer des tentes de contestation près de la Cour suprême, face à la Knesset ou encore à proximité de la résidence officielle du Premier ministre.
Le 15 septembre, l'Association pour les droits civils a formulé une nouvelle demande officielle, rejetée dès le lendemain par le conseiller juridique de la ville, qui a invoqué des risques potentiels pour l'hygiène, la sécurité et la libre circulation dans l'espace public.
« Tout ce que demandent les parents de Haymanot, c'est de pouvoir manifester devant les décideurs et exiger que les recherches ne cessent jamais », ont déclaré les avocats Oded Feller et Eden Gilad.
Liberté de manifester et débat constitutionnel
Les requérants soutiennent que la liberté de manifestation est un droit constitutionnel fondamental et que les abords des centres de pouvoir constituent des lieux privilégiés pour l'exercer. Ils estiment que la décision municipale repose sur des considérations générales et non sur des risques concrets.
De son côté, la municipalité de Jérusalem a affirmé que sa décision tenait compte des caractéristiques du site et de la nécessité de préserver l'accès public, tout en réitérant sa profonde sympathie envers la famille éplorée.


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