Sondage : regards partagés de la société israélienne sur le monde ultra-orthodoxe

Un sondage montre que 74.7% des Israéliens considèrent les ultra-orthodoxes comme une charge économique, mais 87.4% voient un potentiel de contribution et 79.2% soutiennent leur intégration.

Israel Hayom•Auteur : Yaakov Hershkowitz
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Sondage : regards partagés de la société israélienne sur le monde ultra-orthodoxe
Photo : Israel Hayom / חרדים בבני ברק | צילום: יהושע יוסף

Un nouveau sondage, commandé par l'Institut pour la stratégie et la politique ultra-orthodoxes, a examiné l'attitude du public israélien à l'égard de la communauté ultra-orthodoxe et ses relations avec le reste de la société. Si les données révèlent des critiques sur divers aspects, une majorité de personnes interrogées reconnaissent également un potentiel économique et estiment possible d'intégrer cette population tout en préservant son mode de vie.

Visions démographiques et économiques

Près de la moitié des sondés, soit 48.8%, estiment que la croissance démographique du secteur ultra-orthodoxe aura un impact positif sur l'identité juive de l'État d'Israël, contre 36.2% qui partagent un avis contraire. En revanche, concernant l'impact économique, la tendance s'inverse : 63.9% estiment que cette croissance aura des répercussions négatives, tandis que 20.3% misent sur un effet positif.

De plus, 74.7% des répondants considèrent la communauté ultra-orthodoxe comme une charge économique importante pour l'État, mais 87.4% estiment qu'elle recèle un potentiel de contribution économique significatif. Par ailleurs, 79.2% des personnes interrogées jugent que l'intégration du public ultra-orthodoxe dans la société israélienne, sans le contraindre à renoncer à son mode de vie, constitue un objectif réalisable.

Tensions et responsabilités partagées

Une écrasante majorité de 94.9% des sondés perçoit des tensions entre la communauté ultra-orthodoxe et la société israélienne dans son ensemble, et 91.6% jugent crucial de réduire ces frictions. La responsabilité de ce climat est attribuée à plusieurs facteurs :

  • 61.6% pointent du doigt la conduite des partis politiques ultra-orthodoxes.

  • 47.5% reprochent l'attitude des médias israéliens.

  • 32.2% ciblent la procureure générale.

  • 30.9% mentionnent la Cour suprême.

Le service militaire et les pistes de solution

La question du service militaire, au cœur du débat public, n'est pas perçue par une majorité absolue comme l'unique pierre d'achoppement. Ainsi, 54.9% placent la non-participation au fardeau sécuritaire parmi leurs deux principales sources d'inquiétude. En parallèle, 58.4% estiment que la préservation du monde de la Torah et l'étude religieuse constituent un intérêt majeur pour l'État en tant qu'État juif.

Concernant les solutions à la crise du recrutement, seuls 21.9% soutiennent le statu quo actuel fondé sur des sanctions économiques et des arrestations. Près de la moitié des sondés, soit 49.3%, favorisent la reconnaissance et le financement des étudiants en Torah selon des critères quantitatifs et qualitatifs précis. Enfin, quant à l'adaptation de Tsahal pour accueillir des milliers de recrues ultra-orthodoxes, 47.6% préconisent un compromis global, 37.2% acceptent que l'armée paie le « prix fort » des aménagements nécessaires, et 15.3% estiment que l'institution militaire doit rester strictement libérale à tout prix.

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