Les partis haredim s'éloignent du bloc de droite face à la crise du service militaire
Les partis ultra-orthodoxes remettent en question leur ancrage traditionnel à droite, privilégiant la résolution de la crise du service militaire des étudiants en yéshiva.

L'idée reçue selon laquelle les partis ultra-orthodoxes constitueraient un élément organique du bloc de droite est aujourd'hui fortement ébranlée. Face à l'impasse persistante concernant le service militaire des étudiants en yéshiva, les électeurs et militants haredim privilégient désormais le pragmatisme politique aux considérations idéologiques.
Le Pragmatisme Avant l'Idéologie
Des entretiens menés auprès de sympathisants de Judaïsme unifié de la Torah et du Shas indiquent que la fidélité de la base électorale va avant tout à l'autorité spirituelle et à la préservation du statut des étudiants en yéshiva. Les militants soulignent que la question de savoir avec qui former une coalition importe peu aux électeurs, pourvu que la question du service militaire trouve une solution juridique pérenne.
Complexité et Enjeux Politiques
Si la recherche de solutions pratiques l'emporte, les dirigeants politiques mesurent néanmoins les risques d'un ralliement à une coalition de centre-gauche. Le Shas, dont l'électorat traditionnel se compose en partie de sympathisants de droite issus de la périphérie, fait face à un dilemme stratégique. Toutefois, les observateurs estiment que si Judaïsme unifié de la Torah parvient à négocier un accord décisif au sein d'une nouvelle configuration gouvernementale, le Shas emboîtera probablement le pas pour préserver ses intérêts.





