La plage de Kiryat Haim à Haïfa fermée d'urgence pour pollution de l'eau
Le ministère de la Santé a fermé la plage de Kiryat Haim à Haïfa en raison d'une pollution microbiologique. L'association Zalul dénonce la vétusté des infrastructures d'assainissement.

Le ministère de la Santé a émis une interdiction de baignade pour la plage de Kiryat Haim à Haïfa, ordonnant sa fermeture immédiate jusqu'à nouvel ordre. Cette décision fait suite à des analyses de la qualité de l'eau qui ont révélé des anomalies microbiologiques exceptionnelles. La nature exacte et l'origine de cette pollution restent inconnues à ce stade. La municipalité de Haïfa a fermé la plage et a appelé le public à éviter toute baignade en attendant les résultats de nouveaux prélèvements.
Cette nouvelle fermeture a suscité de vives critiques de la part du public, déplorant que le ministère de la Santé doive à nouveau alerter sur la présence d'eaux usées et d'excréments peu après l'ouverture des plages, sans que la source du problème n'ait été localisée lors des incidents précédents.
Les associations écologistes tirent la sonnette d'alarme
Les organisations environnementales ont réagi avec colère. Le Collectif Environnemental a indiqué qu'il s'agissait de la 50e fermeture de la plage de Kiryat Haim cette saison, plaçant Haïfa en tête des fermetures de plages dans le pays. L'organisation a souligné que la source de la pollution n'a toujours pas été identifiée, malgré le préjudice causé au public et les pertes économiques pour les commerces locaux. Elle exige du ministère de la Protection de l'environnement, de l'Autorité de l'eau et de la municipalité de Haïfa une enquête transparente, la publication des résultats et des sanctions contre les responsables.
Un réseau d'assainissement défaillant
Selon les données publiées par l'association écologiste Zalul, 71 fermetures de plages liées à 11 épisodes de pollution distincts ont été enregistrées depuis le début de la saison balnéaire, Haïfa arrivant en tête du classement. L'association explique que cette situation est liée à l'abandon des infrastructures d'assainissement et de drainage :
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Effondrement de canalisations vétustes
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Raccordements croisés entre les réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées
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Pannes récurrentes dans les stations de pompage
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Dysfonctionnements des stations d'épuration
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Obstructions massives causées par le jet de lingettes humides dans les toilettes
Ces chiffres s'ajoutent aux plus de 1 500 fermetures de plages enregistrées l'hiver dernier.
L'association Zalul pointe du doigt la responsabilité des entreprises des eaux, des municipalités et des ministères gouvernementaux pour leur manque de surveillance. Elle réclame l'application de amendes strictes, le lancement d'une campagne de sensibilisation et la réhabilitation urgente des infrastructures obsolètes.





