Guy Pines furieux de la routine en Israël : « Vous avez intériorisé la maltraitance »
Le présentateur de télévision Guy Pines a publié une critique virulente contre la normalisation de l'anxiété sécuritaire, la vague de rumeurs et l'attente constante de la guerre, dénonçant la réaction du public israélien face à l'épuisement actuel.

La personnalité médiatique et présentateur de télévision Guy Pines a lancé une attaque ce week-end contre la réalité sécuritaire insupportable en Israël, et surtout contre la manière dont le grand public s'est habitué à vivre avec une anxiété constante, des rumeurs incessantes et une tension sécuritaire quotidienne.
Dans une story poignante publiée sur son compte Instagram, Pines s'est adressé à ses abonnés et a critiqué la normalisation de ce qu'il a défini comme de la « maltraitance ». Il a décrit la routine quotidienne surréaliste dans laquelle tout le monde vérifie chaque jour et chaque nuit si une guerre a éclaté, suit avec appréhension les déclarations du 47e président américain Donald Trump, et tente de déchiffrer si les avions qui passent dans le ciel sont américains ou israéliens, parallèlement à la vague épuisante d'annulations par les compagnies aériennes étrangères.
Pines a touché un point particulièrement sensible lorsqu'il a attaqué le « moulin à rumeurs » et les ragots qui inondent les réseaux et les appareils mobiles. Il a décrit avec une grande précision la chaîne de messages que chaque citoyen connaît, des alertes d'amis et de proches aux rapports de « quelqu'un de l'intérieur » qui promet qu'une escalade se produira vendredi, samedi, ou peut-être en fait lundi parce que les mouvements politiques changent à la dernière minute.
Pines a terminé ses remarques par une déclaration poignante envers le public israélien épuisé :
« S'il vous semble que c'est raisonnable, logique et que vous méritez cela et que « c'est comme ça », alors vous avez intériorisé cette maltraitance. Ce n'est raisonnable selon aucun critère ».
Il a conclu le post avec cynisme concernant l'incertitude, écrivant des « vœux » pour une bonne semaine tout en rappelant que tout commencera lundi, ou avant, ou pas du tout.





