Fraternité d'armes : comment la guerre a uni un jeune réserviste et son grand-père vétéran

Découvrez l'histoire émouvante d'Ido Arbel, réserviste de la brigade Alexandroni, et de son grand-père Moti, vétéran de l'infanterie, dont la complicité familiale s'est transformée en une véritable fraternité d'armes face à la guerre.

Source
Fraternité d'armes : comment la guerre a uni un jeune réserviste et son grand-père vétéran
Photo : Israel Hayom / מתיקות מדור לדור: הלוחם שמוצא עוגן אצל סבו. עידו וסבו ארבל | צילום: אתר "היום"

Pour Ido Arbel, un habitant de Tel-Aviv âgé de 28 ans qui sert comme chauffeur dans la réserve de la brigade Alexandroni, la maison de ses grands-parents est le refuge où il aspire toujours à revenir.

« J'ai vécu toute mon enfance ici, tout près de mes grands-parents, et le moindre prétexte pour venir leur rendre visite est une bénédiction », confie Ido, en expliquant l'importance des traditions instaurées par son grand-père. « Grand-père est le chef du clan, c'est lui qui maintient la famille Arbel unie. Chaque petit-enfant qui atteint l'âge de la Bar Mitzvah ou de la Bat Mitzvah passe par une série d'épreuves avec lui ».

Apprentissage de la vie et rituels familiaux

Cette série de défis mêle compétences pratiques du quotidien et expériences de transmission de valeurs.

Le grand-père, Moti, se souvient en souriant :

« Préparer des œufs au plat, accrocher un tableau, tirer à la carabine à air comprimé et au pistolet, et faire une randonnée à Massada. Nous avons fait beaucoup de choses, toujours d'un commun accord, à travers le dialogue ».

Ido s'empresse de confirmer :

« En parfait accord. Je le considère chaque jour comme un modèle. Mon grand-père est le plus ancien loup de guerre ici, il a tout vécu, tout vu et sait tout ».

De génération en génération : un lien devenu fraternité d'armes

Avec le déclenchement de la guerre et son long service de réserve, cette relation familiale profonde a pris une dimension tout à fait singulière.

« Je pense que ces dernières années, et particulièrement pendant cette période de guerre, une complicité s'est créée bien au-delà de celle d'un petit-fils et de son grand-père — c'est une véritable fraternité de combattants », explique Ido.

Moti, qui a combattu dans l'infanterie dans le Sinaï, au Liban et lors des différents conflits d'Israël, comprend parfaitement le ressenti de son petit-fils :

« Être fantassin, c'est mordre la poussière — que ce soit au Liban ou à Gaza. Ce sont les mêmes expériences d'une unité de combat, et l'esprit est resté exactement le même ».

Pour Ido, l'expérience de son grand-père est devenue un soutien précieux sur le terrain : « Prendre conseil auprès de lui et partager mon quotidien m'aide énormément. Cela nous donne un sujet commun de plus. Dès qu'il y a une occasion de faire plaisir à mon grand-père, on fonce ».

Lors de cette visite, Ido a remis à son grand-père une lettre de gratitude écrite du fond du cœur :

« À mon cher grand-père, que tu continues à être un pilier essentiel dans ma vie pour de nombreuses années encore. Je t'aime et t'estime énormément. »

Ce geste a profondément ému Moti.

« J'avais tellement peur de la retraite, mais il s'avère que c'est le plus beau chapitre de l'existence. De quoi a-t-on besoin dans la vie ? Une bonne santé et la fierté de ses petits-enfants », confie Moti. Il conclut par un vœu chaleureux pour son petit-fils : « Je souhaite à Ido qu'à la fin de cette année, en regardant en arrière, il sourie avec satisfaction et se dise : "Franchement, j'ai passé une très bonne année". Puisse-t-il en être de même pour tout le peuple d'Israël — Amen. »

Dans la même rubrique