Tali Gotliv détaille son plan radical pour réformer le ministère de la Justice
La députée Tali Gotliv a dévoilé son programme pour la Justice, menaçant de suspendre la procureure générale, dans le droit fil des exigences ministérielles d'Itamar Ben Gvir.

La députée Tali Gotliv, placée en deuxième position sur la liste du parti Otzma Yehudit, a présenté son programme d'action pour son premier jour en fonction si elle est nommée ministre de la Justice après les prochaines élections.
Un programme judiciaire offensif
S'exprimant sur les ondes de la radio Galei Israel, Tali Gotliv a clairement indiqué qu'elle n'hésiterait pas à exercer son autorité ministérielle. « Que fais-je en tant que ministre de la Justice ? Tout d'abord, j'exerce les pouvoirs qui sont les miens. J'ai le pouvoir d'engager des poursuites disciplinaires contre les fonctionnaires du ministère de la Justice qui ont commis des fautes. La procureure générale doit être renvoyée — après tout, elle a dépassé l'âge de la retraite, que fait-elle encore là ? »
Gotliv a vivement attaqué la procureure générale Gali Baharav-Miara, l'accusant d'avoir soumis une fausse déclaration sous serment à la Cour suprême. Elle a affirmé qu'elle la convoquerait immédiatement pour obtenir des explications, avertissant qu'un refus d'obtempérer entraînerait une suspension de quatorze jours.
Les exigences d'Itamar Ben Gvir
Ces déclarations font suite à l'intervention du ministre de la Sécurité nationale et leader d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, qui a critiqué le ministre de la Justice Yariv Levin et présenté les exigences politiques de son parti pour le prochain gouvernement.
« Que fais-je en tant que ministre de la Justice ? Tout d'abord, j'exerce les pouvoirs qui sont les miens. J'ai le pouvoir d'engager des poursuites disciplinaires contre les fonctionnaires du ministère de la Justice. »
Ben Gvir a notamment réclamé le portefeuille de la Défense afin de mettre en œuvre quatre principes fondamentaux : encourager l'émigration palestinienne, désarmer l'Autorité palestinienne, conditionner la coopération sécuritaire avec l'Égypte et la Jordanie à une stricte réciprocité, et assouplir radicalement les règles d'engagement militaire.
Par ailleurs, Ben Gvir a indiqué que le ministère de la Sécurité nationale serait confié à Yitzhak Wasserlauf, tout en adoptant une position conciliante sur l'enrôlement des ultra-orthodoxes. La place de choix accordée à Gotliv au sein d'Otzma Yehudit place la confrontation avec le système judiciaire au cœur de la campagne électorale du parti.